Les Galopins Brédois

Association de coureurs à pied

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Marathon de Blaye 2012 : Encore du vent !

17 mai 2012 par Olivier · Pas de commentaire

Un beau décor pour ce marathon de Blaye

Dans ma série de marathons débutée depuis fin mars, celui de Blaye était sans doute celui pour lequel j’étais le moins confiant pour y réaliser le temps de 3h40’ devenu fétiche cette année. D’une part, le circuit que j’allais fouler pour la 5ème fois est autrement plus difficile que Marseille, Montauban, Annecy ou Gujan. Mais j’étais bien conscient aussi qu’une fatigue allait commencer à poindre à ce moment là de la saison.

Néanmoins, la perspective de retrouver cette très belle épreuve me motivait au plus haut point. Première indication au petit matin, la grosse chaleur qui régnait depuis deux jours sur la région s’est fort heureusement bien atténuée mais un vent relativement violent s’est installé.

Sur place, je retrouve quelques visages bien connus qui, comme moi, écument les marathons. Il y en a même quelques uns, encore plus fous, qui seront dès le lendemain au départ du Marathon du Futuroscope. Je dis cela afin de rassurer ceux qui pensent que je suis excessif dans ma pratique du marathon. Beaucoup de coureurs déguisés se pressent dans la Citadelle pour le départ de ce “petit Médoc” .

Départ sur le rythme prévu avec les premières difficultés du parcours qui se profilent assez rapidement. La fameuse côte du château d’eau, souvent fatale lorsque le circuit était dans l’autre sens et qu’elle se présentait au 36ème km, est beaucoup plus abordable en début de marathon. Décidemment, comme à Gujan, je retrouve un adversaire coriace contre lequel il est bien difficile de lutter. Je veux parler du vent qui souffle encore fort ce matin et souvent en sens opposé à la course.  Peu après le semi-marathon, Christophe, un collègue de bureau, me rattrape et nous en profitons pour trinquer sur une des nombreuses dégustations qui sont proposées par les producteurs locaux.
Mes jambes deviennent un peu lourdes après le 25ème km et je dois ralentir surtout lors des portions montantes. Le soleil est bien présent et je m’arrose régulièrement le visage pour tenter de me rafraîchir.  Je sais désormais qu’il me faut oublier les 3h40’ mais il faut bien avouer que je n’y ai pas vraiment cru et que je n’avais pas l’intention de forcer outre mesure. Je profite de l’ambiance dans les villages que nous traversons, toujours bien animés autour de ravitaillements généreux. A l’approche de Blaye, je guette la Citadelle que j’ai hâte de retrouver pour cette arrivée toujours grandiose. Mais déception, après l’entrée par la Porte Dauphine, nous sommes dirigés vers la gauche de la Citadelle pour une ligne d’arrivée excentrée. C’est  bien plus tristounet que lors des éditions précédentes où les 195 derniers mètres sur le tapis rouge étaient un pur régal. Le chronomètre affiche 3h50’ lorsque je franchis la ligne.

Au final, même avec un gros regret pour cette modification de l’arrivée, ce petit bémol ne suffit pas à gâcher mon plaisir qui se poursuivra par le repas d’après-course offert aux coureurs. Prochaine étape à Sauternes dans 3 semaines, autant dire une éternité !

Olivier

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Semi-Marathon de la Presqu’île : A guichets fermés

17 mai 2012 par Olivier · Pas de commentaire

Bouche ouverte en recherche d’oxygène pour Serge

Si vous cherchez un semi-marathon pas très loin de chez vous, si vous aimez courir sur piste cyclable et sous les pins, alors venez courir le semi de la Presqu’île. Seul bémol, vous ne verrez pas l’océan !

Ce matin, il fait lourd et couvert avec même quelques gouttes de pluie. Il y a du monde, beaucoup de monde, le quota de 1200 concurrents est atteint. Le départ prévu à 10h est retardé à 10h30. Pour moi, petite forme et toujours des douleurs à l’ischio. Il y a quelques « Escargots de St Mo » qui ont fait le déplacement mais pas de Galopins à part moi. Bref, après un échauffement difficile, le départ est donné. La mise en route confirme que je ne suis pas au mieux. Toutefois, un bon mental reprenant le dessus, j’enchaine les kilos entre 4′ et 4’10. Je sais que si je reste à cette allure je serai en dessous des 1h30′ à l’arrivée. Alors les kilomètres s’enchainent un peu dans la difficulté. Le parcours est agréable à courir, les ravitaillements sont vitaux aujourd’hui. Je n’en loupe aucun, (eau+sucre)  . Je boucle les 10 premiers kilos en 41’15 » (non sans peine). La deuxième partie est annoncée plus difficile. En effet quelques bosses casse-pattes me ralentissent un peu. Il faut de la relance à chacune de ces côtes! Le deuxième 10 kilomètres est couru en 42′.(avec les bosses c’est normal). En fin de parcours vous sortez du bois et vous courez dans Claouey, avec des lignes droites et des virages à n’en plus finir. A chaque virage vous pensez que c’est le dernier! erreur! erreur! Au moment où vous n’espérez plus la voilà cette fameuse ligne d’arrivée! Je la franchis content du chrono réalisé avec la forme du jour. Maintenant repos.

Je termine 50ème/1108 en 1h28’12 ». (Dénivelé 250m! j’ai un doute.) Ma femme Corinne termine 904ème en 2h11’25 ».

Serge

Anxiété avant le départ ?

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Marathon de l’Huître 2012 : Abonné à 3h40

8 mai 2012 par Olivier · 1 commentaire

Une arrivée en solitaire sur la piste

Depuis ma première et unique participation au Marathon de l’Huître en 2007, je n’avais pas vraiment ressenti l’envie d’y revenir. Je gardais un souvenir mitigé malgré la belle aventure que représente toujours l’accompagnement d’un coureur non-voyant.

En planifiant mon programme 2012, j’avais coché à la date du 29 avril un maratrail à Puymiclan en Lot et Garonne. Apprenant l’annulation de cette course nature, je décidais de donner une deuxième chance à l’épreuve gujanaise et ainsi conserver le timing par rapport à mon objectif quantitatif annuel.

Le week-end s’annonçait particulièrement pluvieux et venteux. Si la pluie qui nous a accueillie à l’aube lors de notre arrivée sur le complexe de Chante Cigale, s’est miraculeusement dissipée pendant la course, le vent lui ne nous a pas épargné. Nous n’étions qu’une grosse centaine de courageux à prendre le départ. Deux semaines après mon Goof’Annecy, je n’envisageais pas de miracle au niveau de ma performance chronométrique. Toutefois, les sensations de  début de course me laissaient à penser que j’avais bien récupéré. Sur un circuit plutôt agréable qui nous mène dans un premier temps vers Arcachon par de jolies pistes cyclables, je hume avec plaisir les odeurs mêlées des embruns.  Mais nous voilà bien vite exposés au vent sur la jetée du port de plaisance. Au demi tour de la Croix des Marins, je comprends vite que la relative impression de facilité avait essentiellement pour origine un vent jusqu’à là plutôt favorable. Avec les bourrasques de face, la situation se complique. Les premières féminines avec qui je faisais route commune depuis le début du marathon me distancent peu à peu sans que je puisse espérer les accrocher. Sans surprise, la suite de mon marathon va s’accompagner d’une baisse progressive de vitesse sans souffrance particulière. Il s’agit plutôt d’une usure graduelle mais qui se traduit très concrètement sur l’écran de mon Polar. Après le retour vers Gujan, la dernière boucle du parcours est nettement moins intéressante. Il y a surtout ce passage sur la contre-allée qui longe la voie rapide absolument pas sexy et où le vent de face n’a pas amélioré ma perception de cette fin de course. Je surveille quand même du coin de l’oeil le chronomètre et je vois bien que je vais finir dans mon temps référence pour cette année 2012. Après Marseille et Montauban, je boucle donc mon 3ème 3h40 de l’année sur 4 marathons. Il n’y a qu’à Annecy où je me suis un peu emballé pour finir en 3h34’.

Je ne me suis guère attardé à l’après-course qui reste conforme à l’esprit d’ensemble de ce marathon. Même pas moyen de filer déguster une douzaine d’huîtres avec le liquide qui va bien à cause de cette maudite algue dinophysis dont la présence persistante maintient l’interdiction à la vente du produit phare local.

L’UAGM affiche une ambition d’un marathon à performance et cette volonté est tout à fait légitime pour un club d’athlétisme de son niveau. Pour ma part, je reste persuadé qu’une dose de convivialité ne nuirait en rien à la renommée de cette épreuve, bien au contraire. Merci aux bénévoles présents sur la parcours qui ont souvent été les seuls supporters des coureurs.

Olivier

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La Martillacaise 2012 : Des Galopins trailers

5 mai 2012 par Olivier · Pas de commentaire

Toujours difficile de réunir tout le monde sur la photo

Déjà la 3ème édition de La Martillacaise, épreuve  qui s’est désormais bien installée dans le calendrier girondin et qui a remporté un beau succès en ce 1er mai ensoleillé. Pour cette nouvelle étape du Challenge CCM, les organisateurs proposaient deux distances inédites : 7 et 17 km au travers des vignobles.
Le groupe de Galopins était encore une fois bien fourni et pour la plupart, nos représentants se mesuraient sur l’épreuve longue. Pourtant, c’est sur le 7km que Serge s’est particulièrement distingué. Il nous fait partager ici ses impressions.

Il y a des courses qu’il ne faut pas manquer. Surtout s’il fait beau après un mois d’avril bien pluvieux. Ce rendez-vous de Martillac est l’occasion une nouvelle fois de faire une course près de chez soi et de retrouver un maximum de Galopins. Cette année j’ai voulu essayer vélo/course/vélo. Après la traditionnelle photo de groupe. Le départ du 7kms va être donné. Nous voilà tous sous les ordres du starter (environ 200 coureurs). Je suis au départ avec quelques incertitudes physiques (ischio), mais bon ce n’est pas la première fois. Le départ donné, l’allure donnée, nous enchainons les kilomètres. Je ne suis pas loin de Stéphane D.
Au 2ème kilomètre, je reviens doucement sur lui et le double. Je sais qu’il n’est pas au mieux en ce moment mais pour moi c’est une première. Nous sommes dans les vignes, nous courons dans la grave gorgée d’eau. Le terrain est lourd et il faut sans arrêt relancer. Ce parcours est magnifique mais exigeant. Les kilomètres défilent, j’arrive à maintenir l’allure et même à revenir sur 2 concurrents. Mais l’arrivée est proche. Je livre mes dernières forces, top la ligne est franchie. Là je ne sais pas qu’elle est ma place, je suis très content de ma course. Bref un bon souvenir.
La partie vélo m’a donné un bon échauffement, expérience concluante et à renouveler. Résultat : 7ème au classement scratch et 3ème dans ma catégorie V1.

Serge

Les photos des Galopins à La Martillacaise 2012 ! Cliquez ici pour le découvrir.

Résultats des Galopins :
Sur le 7km
Serge Guillot se classe 7ème en 24’52 et 3ème V1
Stéphane Dupouy se classe 9ème en 24’59
Philippe Viot se classe 116ème en 35’46
Jean-Marie Labesque se classe 173ème en 40’38

Sur le 17km
Franck Cervantés se classe 27ème en 1h13’45
Jean-Claude Delmas se classe 34ème en 1h16’06
Didier Morin se classe 45ème en 1h17’46
Bernard Clavé se classe 92ème en 1h25’26
Philippe Estrade se classe 124ème en 1h30’29
Nathalie Arrauzau se classe 125ème en 1h30’31
Bruno Ardurats se classe 126ème en 1h30’33
Claude Brillon se classe 130ème en 1h30’55
Olivier Nicouleau se classe 158ème en 1h35’35
Catherine Stanek se classe 171ème en 1h38’51
Pascal Godineau se classe 186ème en 1h40’46
Virginie du Parc Locmaria se classe 219ème en 1h51’46

Course d’équipe pour ces Galopins

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Goof’Annecy 2012 : un vrai défi !

18 avril 2012 par Olivier · Pas de commentaire

Les héros du Goof’Annecy 2012

Il est des idées qui naissent sans que l’on n’y prenne garde et qui finissent par s’imposer comme évidentes. Lorsqu’en fin d’année 2011, je décidais de mettre le marathon d’Annecy  à mon programme 2012, l’ami Jean-No, local de l’étape alpine, a vite repéré la possibilité d’y ajouter le semi-marathon. Sur le papier, cela semblait tout à fait jouable avec le départ du marathon le dimanche matin à 8h30 et celui du semi-marathon à 14h00. Je n’hésitais pas longtemps à le rejoindre dans son délire et nous baptisions d’emblée ce défi du nom de Goof’Annecy en référence au Goofy Challenge de Disney que j’ai couru à Orlando en 2009 (semi+marathon en 2 jours).

A l’origine, nous avions envisagé de courir ces épreuves en mode cool (genre 4h00 sur le marathon) afin de ne pas trop souffrir. Nous avons l’un comme l’autre des programmes courses pour le moins chargés et avons parfois des accès de lucidité qui nous poussent à faire preuve de raison. Mais voilà, après avoir couru mes 2 premiers marathons de l’année en une semaine et dans le même temps, il me semblait intéressant de pimenter la chose en tentant le triplé sur un chrono identique de 3h40’.

Bordeaux/Grenoble par la route, c’est long ! Mireille avait renoncé à ce déplacement après avoir vu les prévisions météo assez catastrophiques et je ne peux l’en blâmer ! L’expédition se fait donc avec l’ami Dominique de CLM qui se contente de viser son record sur marathon. Pas de surprise, il pleut sur Grenoble, les montagnes sont invisibles derrière d’épaisses couches de nuages et la température n’est guère élevée. Heureusement, l’accueil de nos hôtes est tellement chaleureux que ce climat est vite oublié.

Réveil très matinal dimanche matin pour rejoindre Annecy toujours sous la pluie. Départ en duo avec Jean-No, sur les bases du rythme prévu de 5’12 au km. Toutefois, nous grapillons vite quelques secondes au point que nous apercevons par moment les meneurs d’allure 3h30 au loin devant nous. La pluie fine n’est pas très gênante et le parcours, principalement sur piste cyclable en bord de lac, est assez roulant. Alors que nous sommes à peine au 19ème km, nous croisons la tête de course qui passe allégrement le 25ème km ! Le semi est bouclé en 1h47’ mais je sais que le retour devrait être plus délicat et que cette petite avance ne sera pas de trop. Pourtant, tous les indicateurs sont au vert et je me sens très bien. Avant le 32ème km, mon coéquipier me signale que nous sommes donc à mi-parcours de notre challenge. Mince, c’est vrai que nous avons un semi-marathon à courir derrière, il est peut-être temps de ralentir pour s’économiser. Mais c’est trop tard, nous avons pris un rythme et nous le garderons jusqu’à l’arrivée avec une belle régularité. Le marathon est bouclé en 3h34 avec la deuxième moitié couru dans le même temps que la première à 5 secondes près. Trop de monde au massage, tant pis, nous filons à la voiture pour se réchauffer et se restaurer. Se changer à l’arrière d’une voiture après un marathon n’est pas conseillé et mon mollet me le rappelle douloureusement. La soupe bien chaude nous revigore. Nous pensons aux copains qui sont partis manger une raclette au restaurant après leur marathon. Pour nous, c’est déjà l’heure de rejoindre la ligne de départ. A peine extraits du véhicule, nous sentons bien que ça ne va pas être une partie de plaisir. Les muscles refroidis sont raides et douloureux.

Malgré la pluie qui est toujours présente, l’ambiance est bonne sur la ligne de départ. Le speaker nous fait faire la ola mais lorsqu’il tente de nous faire sauter sur place, nous nous abstenons sagement. Nous voilà partis mais pas à la même allure que ce matin. Nous visons 2h00 et jusqu’au 10ème km cet objectif semble réaliste. La pluie est maintenant plus serrée et je n’arrive pas à me réchauffer. Les jambes sont lourdes et je décide de me mettre en mode automatique pour le retour vers Annecy. Je cours tête baissée, l’esprit rivé sur les panneaux kilométriques qui me servent de compte à rebours. Le meneur d’allure 2h00 nous a lâché, nous sommes désormais à plus de 6’ au km. Jean-No semble plus à l’aise que moi mais nous restons bien sûr ensemble pour franchir la ligne d’arrivée main dans la main en 2h03’.

Voilà, c’est fait. Je suis épuisé et affamé. Je me jette sur le ravitaillement où il faut se battre pour être servi. Je grelotte et il me faudra un moment avant de reprendre le dessus. Pourtant, je suis fier et très content d’avoir relevé ce défi qui vous semblera certainement inutile mais c’est pour cela qu’il est beau.

Olivier

Ravitaillement soupe chaude entre le marathon et le semi

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