Les Galopins Brédois

Association de coureurs à pied

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Articles de mai 2009

Cavale des Rapetous 2009 : Sous le soleil

31 mai 2009 par Olivier · 1 commentaire

L’ex-Président et l’actuel Président au rendez-vous des Rapetous

C’est un retour aux fondamentaux qui a marqué cette édition 2009 de la Cavale des Rapetous. Après deux éditions sous  la pluie, c’est un chaud soleil qui inondait Toulenne et sa région en cet fin d’après-midi du samedi 30 mai. Le thermomètre frôlait les 30°c au départ de l’épreuve qui, par le passé, a déjà souvent été le théâtre de fortes chaleurs.

Ces conditions météo, plus propices à une sieste à l’ombre, que pour une performance sur 10 km  me contraignaient d’emblée à limiter mes ambitions chronométriques. Sur place, je retrouvais Philippe, tout de jaune vêtu. Dès l’échauffement, nous percevons que la chaleur ne sera pas notre alliée sur cette course.

Le circuit est constitué d’une boucle de 5 km qu’il nous faudra parcourir 2 fois. Le départ tonitruant du peloton m’entraîne dans un rythme élevé que je révise prudemment dès le 1er km. Les organisateurs ont bien anticipé les conditions de température et les postes d’épongeage et de ravitaillement qui jalonnent le parcours sont guettés par les coureurs comme des oasis dans le désert. Après un 1er tour malgré tout satisfaisant en 20’15, la deuxième boucle s’annonce plus difficile. Je pense à la sortie vélo de 70 km effectuée hier à 29 km/h de moyenne, derrière un Jean-Claude affuté comme jamais, qui a sans doute marqué mon organisme. Mon bandeau, imbibé comme une éponge, laisse maintenant ruisseler la sueur sur mon visage. J’aborde le final dans le sous-bois comme une délivrance. Je franchis la ligne en  41’56 et bénéficie de justesse de la bouteille de Sauternes promise aux 30 premiers arrivants (27ème sur 135). Philippe termine en 47’47 à la 70ème place.

C’est assis près du ravitaillement d’arrivée que nous deviserons sur nos sensations respectives et c’est encore une fois la chaleur qui sera la principale source de nos tourments.      

  Olivier

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Champion du champignon

25 mai 2009 par Olivier · 1 commentaire

Le cèpe de Béthanie avant cuisson

Pas de compte-rendu de course pour Les Galopins en ce week-end prolongé de l’Ascension mais la sortie dominicale reste une institution qui surpasse les désirs refoulés de grasse matinée. Ce matin, le groupe était réduit mais homogène et le round d’observation céda rapidement sous les premiers coups de boutoir de Fabrice qui semblait en verve. Le rythme n’allait pas faiblir et chacun contribuait à la relance. Le compteur s’affolait dans le long faux-plat descendant vers Saint-Morillon au péril de se retrouver démuni pour affronter le juge de paix de la côte de Béthanie. Allure au train en peloton jusqu’au virage du couvent, je lance l’offensive sur la partie plus facile jusqu’au château d’eau, point de récupération habituel où les bidons passent de main en main. Arriver en tête à cet endroit était jusqu’à ce jour la marque d’une bonne forme et pouvait satisfaire l’égo de champion qui sommeille en chacun de nous. Dorénavant, il y aura une excellente raison supplémentaire pour se dépouiller et prendre le leadership à Gassion. En effet, la récompense de mes efforts s’est présentée sous la forme d’un magnifique cèpe qui n’attendait que moi sur le bord du chemin. Inutile de vous dire que ma découverte aiguisa la convoitise et que les alentours furent foulés. Recherche couronnée de succès pour Fabrice qui s’empara d’un second trophée. C’était assez drôle de nous voir terminer notre entraînement en tenant avec précaution le cèpe à la main. L’allure s’est alors adaptée à ces nouvelles et inhabituelles conditions de course. Pour ce qui me concerne, il a terminé à la poêle ce midi et à été bien apprécié par la famille qui va certainement m’encourager à multiplier ce type d’entraînement cueillette.

  Olivier

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Marathon de Blaye 2009 : C’est mieux à l’envers

17 mai 2009 par Olivier · 2 commentaires

Avec les CLM, je suis le seul déguisé en coureur

Les organisateurs avaient choisi d’innover pour cette 6ème édition du Marathon de Blaye. Changement de nom (Marathon de Blaye, Côtes de Bordeaux au lieu du Marathon des Premières Côtes de Blaye), changement de jour (samedi au lieu de dimanche) et changement de sens pour le circuit. Ce ne sont pas quand même pas ces quelques nouveautés qui vont me perturber pour mon 65ème marathon ! Xavier, blessé depuis le semi-marathon de Saint-Selve, a finalement renoncé et c’est un peu déçu que je me retrouve seul Galopin en partance pour Blaye.
Après une nuit humide, le jour se lève sous un ciel chargé mais sans pluie. A mon arrivée dans la Citadelle, c’est déjà l’agitation avec beaucoup de coureurs déguisés. J’ai décidé de prendre un départ prudent afin d’aborder les principales difficultés du début de parcours sans hypothéquer la suite de ma course. La fameuse côte du Château d’eau qui est désormais au 5ème km passe beaucoup mieux que lorsque nous devions l’aborder au 36ème km. Au rythme de 5′ au km, je suis plutôt à l’aise et à partir du 15ème je lâche un peu les chevaux croyant en avoir terminé avec les côtes les plus marquées. Il faut croire que je n’avais pas bien mémoriser le parcours lors de mes trois précédentes participations. Des côtes il en reste et des belles. La répétitions de ces efforts commencent à tétaniser les muscles de mes cuisses et après le 30ème km, ma course devient douloureuse. Malgré tout, je m’accroche à mon objectif de rester sous les 3h30′. Je passe sans un regard pour les nombreuses dégustations oenologiques qui jalonnent le circuit. Chaque petite côte devient désormais un Everest et dans les descentes, les chocs résonnent dans mes cuisses en feu. Blaye est en vue et la dernière partie du parcours dans les douves de la Citadelle s’apparente à un petit cross dont je me serais bien passé. Je maudis Vauban en montant l’escalier aux marches escarpées pour sortir des douves et aborder enfin la montée ultime sur les pavés disjoints où chaque appui est une souffrance. Le tapis rouge est là, c’est l’arrivée en 3h28"42". La médaille autour du cou, je me pose quelques instants pour apaiser ces douleurs musculaires. Après quelques minutes je me relève comme un vieillard pour aller me changer. Après quelques huîtres en hors d’œuvre, je picore sans appétit dans le plateau-repas servi aux coureurs avant d’aller partager une bonne bière avec un CLM landais. Le classement affiché me révèle que je termine 51ème sur 468 arrivants. En revanche, je ne découvrirai que bien plus tard que je suis Champion de Gironde de marathon en catégorie V2. Les coureurs ayant terminé devant moi n’étant, soit pas licenciés FFA ou bien d’un autre département.

  Olivier

Les marathons c’est aussi ça !

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Semi-marathon de Lège : O2C au pays des huîtres

10 mai 2009 par Olivier · 2 commentaires

Jim, Alain et Olivier, 3 amis au semi 

Que se passe t-il dans la tête des coureurs une fois la ligne bien passée ? Certains pensent à leurs prochaines courses, tandis que d’autres se disent que c’était leur dernière. J’en vois aussi avec un grand sourire mais un peu déçus de ne pas avoir atteint l’objectif. Enfin, il y a ceux qui ont observé l’exploit des autres et qui se posent tout simplement la question : et pourquoi pas moi ?
Ce préambule me sert de prétexte pour vous dire que le semi de St-Selve n’est pas resté sans effet.
Ce sont donc les mêmes compères qui, running au pied, se sont donnés rendez-vous à Claouey.
Entre finir un premier semi pour Jim, passer sous la barre des 2h pour Alain et se brancher sur la fréquence 1h45 pour O2C , voilà une journée qui s’annonce riche en émotion.
D’ailleurs, première émotion, à 45 minutes du départ, il n’y a plus de dossard à distribuer (bon, j’ai senti Alain voulant faire un petit échauffement style « catch » , et c’est donc bien déçu qu’il a pris le départ sans dossard).
Je cherche, en vain, Laurent pour la photo Galopins.
Le départ fut donné à 9h30 comme prévu avec 800 coureurs au départ (un record) surtout qu’officiellement c’est 801 ( rappelez-vous le catcheur sans dossard !!!)
Je trouve rapidement, ô surprise mon rythme, 5 minutes au kilomètre et je m’arrête comme JMG me l’a conseillé à tous les ravitaillements (moins bien garnis que les courses courues cette année).
10 kms : 50minutes20s … Le panneau 12 kms, j’adore ce moment. Par contre beaucoup moins appréciable, je n’arrive pas à trouver un groupe ou même un coureur à mon rythme (même pas un qui fera un effort un jour  férié). Donc, ce parcours solitaire heureusement sympathique, s’annonce un peu long. C’est au 14ème qu’arrive le coup du « moins bien », ligne droite, un rythme à tenir, le doute sur l’objectif  … c’est le moment où il  faut penser à autre chose, les bonnes choses … bon, en fait je n’y arrive pas trop alors on va se la jouer au mental. Alors, le 18ème km avalé, je pousse la machine jusqu’à la limite de l’apparition de la buée sur mes lunettes, signe m’indiquant que la température intérieure passera dans le rouge.
Du coup, les dernières données chronométriques me rassurent, cela va se jouer à quelques coquilles d’huîtres … çà se jouera à 21s de trop mais trop heureux d’avoir 1h45 affiché sur ma montre. Je n’ai plus de forces, et là, deuxième bonne surprise de la journée, il faut faire la queue (10 minutes quand même !!!) pour aller chercher son tee-shirt. Vous ne devinerez jamais ce qui nous attendait … mais si… la troisième surprise … que des tee-shirts taille M. Inutile de vous dire que le peloton fatigué était un peu énervé, imaginez le tee-shirt !!! le trophée de chaque participant.
Le temps de revenir sur la ligne est là : le MOMENT, LE MOMENT DE BONHEUR, Jim et Alain au bout de la dernière ligne droite, en plein effort, deux visages radieux, deux visages avec les yeux rivés sur le chrono : 1h59min et quelques coquilles d’huîtres encore, super les gars. Vraiment une belle émotion !
Je n’aurai pas voulu finir mon récit sur un couac et pourtant je me vois obligé de vous annoncer la quatrième mauvaise nouvelle : ils n’ont bien sûr pas eu de tee-shirts à l’arrivée !

 O2C

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