Les Galopins Brédois

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Articles de février 2010

La Cestadaise : Serge déjà fin prêt

13 février 2010 par Olivier · Pas de commentaire

A l’issue de la première semaine de ma préparation pour le marathon de Paris, je m’aligne au départ de cette nouvelle épreuve « La Cestadaise ». C’est un trail en forêt sans aucune partie de route avec pour seule difficulté 2 à 3 km de passages boueux au total. Le parcours est annoncé pour 16 km mais mon GPS, pas très fiable en forêt, n’en affichera au final que 15.

Dès l’échauffement je ne me sens pas trop mal. Je profite sans doute de ces deux semaines de ski de fond effectuées fin décembre et mi-janvier. Bref on verra bien par la suite !

Je rencontre sur place mon binôme de Raid et nous décidons de faire la course ensemble. Il ne fait pas beau, le terrain est humide et lourd. Nous sommes environ 400 coureurs à nous présenter au départ pour les 2 distances. Le plateau est relevé avec bien sûr Francis Ingles et Denis Bismes entre autres.

Après un petit briefing nous sommes enfin libérés pour cette sympathique ballade dans les bois. Rapidement mon collègue de Raid lâche prise, je me freine un peu en me disant que je suis un peu top rapide! Les pulsations sont correctes et le premier kilomètre est couru en 4’15 ». Ca semble bien parti. Quelques instants plus tard, ma ceinture de cardio ne veut plus rester en place et me tombe au niveau du nombril, tant pis je ferai sans!

Je rattrape et double Karine Sanson, en tête des féminines. Je me dis que je vais peut être le regretter bientôt! Toutefois, les kilomètres passent toujours au même rythme et depuis le 3ème kilomètre les places semblent être acquises.

Je tiens bon et je rattrape doucement les 2 ou 3 coureurs que j’aperçois devant moi. Cette fois, c’est trop dur d’aller chercher celui que je vois à 1′ devant. Je me fais une raison afin de pouvoir gérer une bonne fin de course.

Sage décision puisque nous abordons des parties boueuses qui demandent concentration (ça glisse!) et encore de la fraicheur physique. J’enchaine les kilomètres roulant sans trop de boue toujours à peu près à la même vitesse. Sur la fin de course, la fatigue se fait sentir mais je retrouve un peu de vitalité en croisant ma femme qui a terminé le trail de 8kms et qui m’encourage.

Il me reste un dernier kilomètre à parcourir. Ca revient fort derrière mais je tiens à ma place et je ne me retourne pas.

Un dernier partiel de boue bien maitrisé et c’est enfin l’arrivée! Tout d’abord, je ne suis que moyennement satisfait de ma course. Mais quand, après le ravitaillement bien mérité, j’apprends le temps du vainqueur Francis Ingles et de son dauphin Denis Bismes, je comprends que ma performance n’est pas si mauvaise ! Mon binôme de Raid termine à plus de 7′ derrière moi alors que nous avons souvent le même niveau.

C’était la première édition de la Cestadaise où je me classe 28ème en 1h05’12. Dimanche prochain j’irai peut-être à Fargues de Langon.

Serge

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Marathon de Marrakech 2010 : Un parfum d’exotisme

8 février 2010 par Olivier · Pas de commentaire

Un marathonien bien entouré pour ce déplacement au Maroc

Depuis l’an dernier, j’ai pris la bonne habitude d’entamer ma saison de marathons par un déplacement hors de nos frontières. Après la Floride en 2009, si le voyage était beaucoup plus court cette année, il n’en était pas moins dépaysant.

Séduit par les commentaires des CLM qui s’y étaient retrouvés début 2009, mon choix s’est rapidement porté vers Marrakech, ville que nous étions curieux de découvrir.

Partis de Bordeaux le jeudi soir, nous sommes immédiatement dans l’ambiance marocaine en parvenant à notre lieu d’hébergement. Le Riad Agathe se dissimule dans les ruelles étroites de la Medina où seules les mobylettes et les carrioles tirées par des ânes peuvent s’aventurer.

La journée de vendredi sera consacrée à la découverte de la jolie ville portuaire d’Essaouira surnommée à juste titre “Saint-Malo du Maroc”. Nous nous régalerons de poissons grillés sitôt pêchés. Le samedi, après l’incontournable visite au village marathon à vrai dire très réduit et le retrait des dossards, nous finissons l’après-midi dans la cohue des souks parfumés et bigarrés.

Dimanche matin, bien avant l’appel du Muezzin, je suis déjà en éveil. Il fait beau mais frais, une météo plutôt propice pour courir ce marathon. Je n’ai pas vraiment de pression puisqu’il n’est pas question pour moi de performance chronométrique. J’ai clairement annoncé une stratégie à l’économie pour mon 68ème marathon afin de rester concentré sur le défi qui m’attends au mois d’avril.

Mon marathon va se découper en quatre phases. Sur la première partie qui va durer une dizaine de km, je respecte scrupuleusement le plan de marche fixé en profitant de chaque instant. J’apprécie la traversée de l’oliveraie comme les parties plus urbaines où la sécurité peine à canaliser l’agitation habituelle d’une circulation débridée. Lorsque j’aperçois au loin l’un de ces fameux “Buff” de CLM, je décide de hausser un peu le rythme afin de rejoindre ce compagnon. J’entre alors dans le second temps de ma course. Une fois aux côtés de Jean-Noël, il me confie ses doutes sur l’espoir qu’il avait de battre aujourd’hui son record sur la distance fixé à 3h38’. Qu’à cela ne tienne, je lui propose de me joindre à lui pour rattraper le wagon de CLM qui galope devant autour de ce rythme. C’est ainsi qu’avant le semi-marathon nous nous retrouvons à 6 CLM sur les bases du record recherché. Petit à petit le groupe se restreint et c’est à trois que nous traversons la palmeraie où les dromadaires nous observent placidement.

C’est au 32ème km que notre trio remonte sur l’ami Moulay qui semble en difficulté. Parti pour 3h30, il rage de devoir renoncer une nouvelle fois à ce niveau de performance. Je décide de rester à ses côtés pour le soutenir et laisse partir Jean-Noël et Patrice. Pour cette troisième phase, je vais tenter d’encourager Moulay dont la foulée dolente exprime sa souffrance. Je l’exhorte à privilégier la course lente plutôt que la marche qui, de mon point de vue, mine le moral. C’est au 40ème km que Max qui a couru le semi-marathon, nous rejoint et se propose de prendre le relais pour terminer avec Moulay. Je file donc vers l’arrivée en remontant des participants étonnés. A l’approche de la ligne, mes fidèles supportrices sont là pour immortaliser l’instant et je termine en 3h54’.  Là, vous allez être bien obligés de me croire puisque je découvrirai plus tard que je ne figure pas au classement officiel.  Cet incident ne gâchera toutefois pas la fin de notre séjour marocain même si c’est sous la pluie que nous quitterons Marrakech.               

Olivier

La tenue Skins à l’épreuve du soleil de Marrakech

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