Les Galopins Brédois

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Articles de avril 2010

100 km de Belvès 2010 : Du bonheur et des larmes

28 avril 2010 par Olivier · Pas de commentaire

Coureurs et accompagnateurs au retrait des dossards

Courir un 100 km ! Sacré défi que s’était lancé Jean-Marc et Olivier. Pari gagné  avec brio pour le premier  nommé qui termine en 13h17’12″ à la 198ème place. En revanche, nouvel échec pour  Olivier qui a du rendre les armes au 62ème km. Belvès a rendu son verdict impitoyable et c’est le sport qui en sort vainqueur.

Le recit complet de Jean-Marc ! Cliquez ici pour en savoir plus.

Le recit complet d’Olivier ! Cliquez ici pour en savoir plus.

L’album photo complet de ce 100 km de Belvès 2010 ! Cliquez ici pour le découvrir.

Paysages grandioses sur ce parcours difficile

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Foulées Saint-Selvaises 2010 : C’est chaud !

19 avril 2010 par Olivier · Pas de commentaire

Les Galopins bien placés au départ c’est à dire pas trop loin de la buvette

Pendant que d’aucuns s’illustraient au Marathon de Paris, un solide groupe de Galopins avait choisi une destination plus proche de nos bases. Ce samedi après-midi s’annonçait chaud sur Saint-Selve et les tenues d’hiver devaient définitivement regagner le fond des placards pour faire place aux shorts et débardeurs.

Je n’avais trouvé aucun compagnon de route pour rejoindre le départ en courant et c’est donc seul que je parcourais ces 5 petits km d’échauffement. Sur place, je retrouvais vite Les Galopins tout de bleu vêtus. Le sujet de conversation principal tournait autour des conditions de chaleur qui inquiétaient par leur brutalité. Les organisateurs proposaient un échauffement rythmé sous forme de “gym tonic” musical auquel il ne m’a pas paru raisonnable de participer.

Dans la perspective de mon plan d’entraînement pour le 100 km de Belvès, j’adoptais dès le départ une allure de l’ordre de 10km/h avec l’objectif de boucler ce semi-marathon en 2h00. J’ai désormais pris l’habitude de vivre ces courses de préparation en queue de peloton et j’ai pu ainsi découvrir un nouvel aspect de l’effort que ce sport impose. La population qui court à ces allures est certes moins entraînée que les participants avec lesquels je partage habituellement la course. Toutefois, je suis impressionné par la volonté et la ténacité qui règnent autour de moi. Il n’y a aucun doute, c’est bien la même passion qui nous anime tous, quel que soit le niveau de pratique.

Au bout de quelques km, j’aperçois Judith devant moi. Revenu à sa hauteur, elle m’avoue ne pas se sentir au meilleur de sa forme. Nous courons côte à côte, mais je perçois à son souffle qu’elle est en difficulté. Proche du malaise, nous tentons de marcher un moment mais après avoir tenté de reprendre la course, il faut se résoudre à l’abandon. Jean-Marc qui nous a rejoint alerte les signaleurs et nous laissons Judith aux bons soins des secouristes qui la prennent en charge dans l’ambulance.

Nous repartons avec Jean-Marc et Fabien alors que nous ne sommes pas encore à mi-parcours. Au ravitaillement du 10ème km, je m’échappe  au cœur du très beau Domaine de Grenade pour tenter une remontée qui me permettrait de rester dans mon objectif initial de 2h00.  Bien que non conforme au rythme que je m’étais promis d’adopter, je trouve dans ce petit challenge une source de plaisir et de motivation. Je remonte peu à peu des concurrents qui me regardent passer  l’air étonné. Je salue au passage quelques amis des Escargots de St Mo. Je constate avec soulagement que la côte du Centre Equestre nous sera épargnée cette année  et c’est après être passé dans le Château Haut Selve que je double Claude qui paye un départ trop rapide. Je termine ravi en 1h59’05 avec le plaisir de retrouver Judith en meilleure forme.

Bravo aux organisateurs qui nous ont proposé une belle épreuve. Gageons que leurs efforts payent afin d’attirer un peloton un peu plus conséquent l’an prochain.

Les résultats des Galopins :

Sur le 10 km, Bernard s’illustre une nouvelle fois en terminant 1er V3H et 7ème au scratch en 38’53. Bruno reste régulier en 50’10 à la 49ème place. Le duo Martine et Jean-Marie passe la ligne en 1h02’40 respectivement 87ème et 88ème. Bravo à Martine qui se hisse sur le podium avec une place de 3ème V2F . A noter également la belle 2ème place de Léa Fougeron chez les juniors filles en 1h05’51, bon sang ne saurait mentir !

Sur le semi-marathon, la chaleur n’a pas semblé perturber Arthur qui boucle les 21 km en 1h39’21 et prend une belle 28ème place. Philippe termine en 1h57’37 en 91ème position. Olivier se classe 100ème tout pile et reste sous les 2h00 suivi de prés par  Claude, 106ème en 1h59’46. Enfin, Jean-Marc et Fabien se classent respectivement 141 et 145ème en 2h13’33 et 2h15’01.

Olivier

L’album photo Galopins de ces Foulées Saint-Selvaises 2010 ! Cliquez ici pour le découvrir.

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Pyrénéa 2010 : Christophe au sommet

4 avril 2010 par Olivier · Pas de commentaire

Christophe, Christophe, Alain et Johan au départ de ce triathlon des neiges

La Pyrénéa Triathlon, voilà une épreuve que l’on ne présente plus ici en Béarn. Epreuve mythique pour les locaux, il m’a toujours paru impossible d’y participer en raison de la folie du défi annoncé : relier Pau à Gourette via Rébénacq, à pied (plus de 18km), à vélo (36km avec la montée depuis Laruns) et à ski (3km avec 700m de dénivelé positif). Seulement voilà, l’an passé, la Pyrénéa j’y ai gouté avec l’épreuve relais courue avec Alain et Noël de l’équipe du lycée. Et depuis, je me suis mis en tête de l’accomplir tout seul, comme un grand…

Cette Pyrénéa 2010 est le fruit d’un entraînement hivernal régulier dans les 3 disciplines en compagnie de mon maître-nageur Christophe, qui pour l’occasion est devenu à la fois entraîneur de vélo et moniteur de ski !

Dès l’automne, je me suis mis sérieusement au cyclisme : il fallait bien commencer à apprendre à rouler. J’ai donc rejoint le dimanche le groupe des cyclistes mazèrois et avec eux j’ai monté beaucoup de côtes, mais de mieux en mieux… Avec l’arrivée de l’hiver, qui a été rude, et tout en essayant de maintenir mon niveau en course à pied, j’ai continué à sortir le vélo (revenant souvent complètement gelé car mal équipé) et je me suis essayé au ski de randonnée, avec Christophe ou Eugène (de belles journées de plaisir en montagne et une chute qui m’a confirmé qu’il faut rester humble avec les éléments naturels… ). Pour la Pyrénéa, pas de place à l’improvisation, il faut être entraîné ! La préparation s’est terminée par un week-end de stage à Cauterets avec Pau Triathlon, mon nouveau club. Stage de 2 jours dans une ambiance sympa, avec un programme un peu lourd pour moi (vélo, ski, course) que j’ai suivi à mon rythme, et dont je suis revenu blessé aux côtes après une chute dans une descente à ski de fond. Blessure qui entraînera un repos forcé jusqu’au départ que j’ai pu prendre après l’intervention miraculeuse de « Magic Jérôme » l’ostéopathe.

Réveil aux aurores en raison du changement d’heure. La veille, l’OM a remporté la Coupe de la Ligue, j’ai peu mais bien dormi ! Retrouvailles chez Christophe à 6h15 : notre matériel (vélos, skis) est chargé depuis la veille. Nous filons avec Johan déposer vélos et skis à Rébénacq et retirer nos chasubles 107 et 108. A Pau nous retrouvons Alain qui me remplace cette année dans l’équipe du lycée pour le relais et Aude prend la photo des « guerriers ».

Le départ est donné à 9h de Pau. Il fait beau, les conditions climatiques sont idéales. Mon objectif : terminer.

Je cours avec Christophe le long du boulevard des Pyrénées jusqu’à l’entrée du Château de Pau. Meilleur cycliste, il pense me retrouver du côté des Eaux-Bonnes, dans la partie vélo. Après ce cadre idyllique, le parcours pédestre devient monotone, difficile avec de nombreux faux-plats montants et surtout des automobilistes à nos côtés tout au long du parcours. L’épreuve s’annonçant longue, je vais courir de manière très prudente et parcourir les 18,7 km vers Rébénacq en 1h27 (sensiblement le temps que j’ai mis pour parcourir le Givré de Nay 3 semaines auparavant… ). Trop prudent ?

Sur le vélo, je vais m’attacher à m’alimenter afin d’anticiper tout coup dur dans la montée de l’Aubisque ; les mollets me chatouillent, mais je n’aurai pas de crampes comme certains des concurrents que je trouve au ralenti au fil des kilomètres. Au milieu des voitures des suiveurs, ça grimpe de plus en plus, mais je tiens bon jusqu’à Gourette. Pas de défaillance : transition comprise, et au-delà de mes espérances, j’ai accompli le parcours vélo en moins de 2 heures.

Cela fait 3h30 de course. J’ai réussi à enfiler les chaussures de ski : pas de douleurs, alors qu’elles m’ont fait souffrir tout l’hiver et que j’appréhendais ce moment. Les skis sont chaussés et je trouve rapidement et facilement un bon rythme. Je commence à me dire que cette épreuve est faite pour moi… Oui mais voilà, j’arrive au téléski de Cotch et il me reste le fameux mur à gravir ! Je lève la tête, le sommet est encore loin, pas le choix, faut y aller ! Là, le rythme va ralentir irrémédiablement jusqu’à s’arrêter !… Je suis bloqué en pleine ascension ! Les muscles des cuisses et mollets sont tétanisés, je n’arrive pas à accrocher tous ces randonneurs qui m’encouragent, me donnent des conseils, me relèvent, récupèrent mes bâtons lorsque je glisse à l’envers… Toutes mes tentatives pour repartir sont infructueuses… Rien à faire. Il faut s’arrêter et ne pas s’énerver ! Après m’être bien ravitaillé et réhydraté, je parviendrai finalement à relancer la machine jusqu’au sommet, en faisant l’ascension non plus « tout droit » mais en « zigzaguant ».

C’est au sommet que Christophe me rattrape. On est loin des Eaux-Bonnes ! Après avoir retiré les peaux sans trop de difficultés, nous effectuons la descente ensemble. Tout schuss ! On n’a plus mal aux jambes ! La ligne d’arrivée est franchie après 4h50’ de course. On est 132 et 133ème sur 181 classés.

A l’arrivée, nous retrouvons nos supporters (la famille s’est déplacée pour l’occasion), Eugène le montagnard et les 2 Alain et Noël qui ont porté haut les couleurs du lycée. On refait la course en se disant « avec des si » qu’on aurait pu être encore plus performants. Mais pas de regrets, la Pyrénéa, je l’ai terminée. Maintenant que je la connais, je sais que j’y retournerai l’an prochain !

Christophe

Christophe peut lever les bras, il est allé au bout de cette belle épreuve

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