Les Galopins Brédois

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Le 1er mai, c’est la fête du Trail chez les Galopins

9 mai 2018 par Bikila · Pas de commentaire

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Un jeu de mot facile pour résumer ce 1er mai des Galopins, Fête du Travail rime avec Fête du Trail. En effet, le calendrier des courses en Gironde de ce mardi férié offrait une alternative entre un trail réputé difficile du côté de Baurech et un autre beaucoup plus accessible chez nos voisins de Martillac. C’est sur La Martillacaise, dernière étape du Challenge Montesquieu, que nous retrouvons le gros de la troupe des Galopins puisque nous ne serons pas moins de 13 à prendre part aux deux courses proposées par l’équipe d’Eric Mendez. Deux autres Galopins traverseront la Garonne pour tâter les côtes de la rive droite à Baurech.

La Martillacaise

Un succès qui ne se dément pas d’année en année pour cette épreuve qui en est à sa neuvième édition. A voir la foule qui se pressait aux abords du stade Hervé de Venancourt, il était certain que cette manifestation allait connaître un record de participation. A tel point que les inscriptions pour la marche ont été suspendues faute d’avoir suffisamment de bouteilles pour les récompenses des participants. Les Galopins n’allaient pas manquer cette fête avec 5 d’entre eux qui ont choisi le 7km pendant qu’ils seront 8 sur le 17km. Pas très facile de réunir tout ce petit monde pour une photo de groupe et il faudra en faire finalement deux pour avoir tout le monde.

Il manquait Bernard et Xavier pour être au complet

Séance de rattrapage mais les coureurs du 7km sont déjà partis

C’est tout d’abord à Nicolas de nous livrer ses impressions :

Après avoir couru 2 fois la distance longue de La Martillacaise, mes moyens physiques du moment (pas d’entrainement et blessures) ne me permettaient pas de m’aligner sur la distance reine, ce qui contribue à me faire découvrir les petites distances des courses du Challenge Montesquieu ; il ne me reste que la petite de La Brède que je n’ai pas testée : en octobre 2018 ?
Très beau parcours, exigeant, qui même s’il ne comporte pas de côte, à travers ses chemins enherbés, les quelques passages boueux, et les faux plat légers de la fin de parcours n’est pas si facile.
Très sympa de partir avant le 17km, avec tous les amis, les supporters qui encouragent leurs proches, ça fait chaud au cœur, et ça booste.
Départ rapide, type cross, afin de ne pas être coincé à la sortie du stade et d’avoir une trace relativement claire dans la partie en terre, après avoir traversé la route : 18km/h sur les 800 premiers mètres.
Des coureurs s’échappent, après lesquels je ne m’accroche pas, je sais que je suis 3ème M1 et je gère la course, même si le rythme a tendance à ralentir, et je sens que cela revient sur moi.
A 2km de l’arrivée, suite à une chute dans un virage, sans gravité, un M1 bouche le trou de 10m que j’avais d’avance sur lui et je le laisse passer en ayant pour objectif de le suivre, de résister afin de monter sur la boîte. Je dois faire face à une accélération de ce dernier dans un faux plat, et je fais l’effort de ne pas décrocher, effort payant, puisqu’avant le dernier passage en terre qui nous amène au stade, je repasse devant lui au train. Mon valeureux compagnon de route semble avoir tout donné. J’accélère progressivement et contrôle l’écart dans le stade sous les chaleureux encouragements du public.
Quelques minutes plus tard, j’ai confirmation que la 3ème place V1 est acquise. Objectif atteint. Heureux.
Content également que Franck et Olivier aient décroché de beaux podiums sur le 17km.
Nicolas

Nicolas dans le rush final de ce 7km

Quelques mots de David qui courait également le 7km :
Courir un premier mai est un acte militant, à Martillac on bat le record de la manifestation la plus rapide et la plus pacifique… Plus sérieusement, quel plaisir de se faufiler entre les rangs de vignes avec juste ce qu’il faut de boue et de faux-plats casse pattes. Qui peut se plaindre de l’organisation ? Sur le 7km, le balisage était parfait, malgré l’état second qui caractérise les coureurs en mal d’entraînement comme moi… Un plaisir également de retrouver les visages des Galopins toujours tout sourire…
David

David semble très concentré et ses poursuivants souffrent

Pour être complet sur le 7km, parlons des filles avec Corinne qui boucle ce parcours à un bon rythme pendant que Sylvie et Marie-Emmanuelle feront course commune. Il s’agissait avant tout pour Marie-Emmanuelle de se préserver avant le Marathon de Blaye.

Corinne au coude à coude

Un grand Escargot qui masque Sylvie

Résultats des Galopins sur le Trail de 7km :

Nicolas Venne se classe 13ème en 27’58” et 3ème M1
David Garcia se classe 22ème en 29’20”
Corinne Guillaut se classe 100ème en 35’32”
Marie-Emmanuelle Fréour se classe 255ème en 42’36”
Sylvie Chatel se classe 256ème en 42’37”

Une bouteille de plus pour Nicolas

Passons au 17km qui partait 10 minutes plus tard. Même si, à l’oeil nu,  le peloton semblait bien moindre que pour le 7km, il n’y avait qu’une cinquantaine de coureurs en moins avec 382 classés à l’arrivée. C’est Serge qui nous raconte sa course :

La Martillacaise est un rendez-vous très apprécié de tous les coureurs locaux.
Il lance la saison de Trail (surtout pour moi) et comme chaque année, c’est un joli groupe de 13 Galopins qui se retrouve au départ avec deux distances au choix 7 et 17km.
Les pluies de ces derniers jours laissent présager un terrain lourd car le tracé arpente et serpente vignes, calcaire et chemins en forêt.
Il y a foule et l’ambiance est très bonne. Tous ravis de partager notre belle passion, après une belle photo de groupe nous nous élançons.
Pour ma part je suis sur le 17km, j’ai prévu de courir sans me mettre dans le rouge. Je prépare un autre rendez-vous Trail, celui de la Pastourelle à Salers très prochainement. Je ne pars donc pas trop vite. Mais mon instinct de compétiteur me donne rapidement un tempo à 15km/h. Bon, pas plus vite je me dis. J’aperçois Franck juste devant et le garde en point de mire. Le terrain n’est pas si lourd. Les premiers kilomètres s’enchaînent assez vite. Je rattrape Franck. On s’encourage et on court un peu ensemble. Au 6ème km je me laisse légèrement distancé. Franck à la forme et il joue le podium M2. Je me laisse décrocher et reste à une allure régulière.

Passage glissant mais maîtrisé pour Serge

Au 10eme kilomètre (40´30’’) je commence à fatiguer. J’ai un objectif tout de même, ne pas se blesser. L’an dernier au 12ème mon ischio m’a lâché alors prudence. J’écoute mon corps et je me détends sur ma foulée chaque fois que cela est possible. Le 12, le 13, le 14,…. passent et la peur de cette blessure s’envole.
J’arrive dans les trois derniers kilomètres. Je croise Franck au détour d’un virage je l’encourage. Je suis fatigué et en manque d’eau. Les derniers kilomètres sont montants et boueux. La moyenne baisse logiquement. Je suis à la lutte avec deux concurrents. Je donne mes dernières forces, le stade arrive, beaucoup de monde pour nous encourager. J’entends des encouragements. Je ne peux pas sprinter.
Je finis en 1h10’04. Fatigué mais content de ma course.
Bravo à tous les Galopins pour vos courses et vos résultats.
Merci à Mireille pour ces belles photos.
À l’année prochaine
Serge

Franck a délaissé le t-shirt Galopins de crainte d’avoir froid

Autre angle de vue avec le récit d’Olivier :

Deux jours après le Marathon d’Albi, je ne me faisais pas trop d’illusions sur mon état de fraîcheur et j’avais annoncé une course en mode récupération. Pourtant, les premières foulées d’échauffement sont très rassurantes, aucune courbature ni douleur. Je décide de gérer à la sensation et de partir avec Xavier et Anthony qui semblent adopter la même stratégie. Dès la sortie du stade et le goulot d’étranglement passé, nous voici donc tous les trois sur un rythme déjà bien soutenu. Le terrain n’est pas trop difficile et même s’il y a de belles flaques, il est assez facile de les contourner pour épargner mes nouvelles Hoka toutes propres. Après le 1er ravitaillement, Anthony va décrocher et je reste avec Xavier qui semble assez facile. Sa présence me booste pour conserver cette allure beaucoup plus rapide que je ne l’envisageais avant le départ. Les kilomètres défilent et bien que je présage que la fatigue va finir par se faire sentir, je me pique au jeu. Du coup, j’avoue que je commence à penser qu’un podium dans ma catégorie devient possible.

Un sourire pour la photo

Nous voici à proximité du Château Smith Haut-Laffite qui malheureusement ne propose pas ses produits au ravitaillement situé juste en face. Je me contente donc d’un verre d’eau. La fin de parcours est plus éprouvante et c’est donc tout naturellement que je modère enfin un peu mes ardeurs. Il y a encore un rendez-vous marathon dans 4 jours du côté de Vitoria-Gasteiz pour lequel je veux être opérationnel. J’ai souvent ce petit sentiment de satisfaction personnelle sur les fins de course qui ne me pousse pas à faire encore mieux. Sur un des derniers petit pont de bois, Guillemette Rapenne qui est juste devant moi, glisse et tombe. Après m’être assuré qu’elle allait bien je repars mais ces derniers kilomètres me paraissent désormais plus longs. Encore un dernier effort pour effectuer un tour du terrain de foot sur lequel Xavier va me distancer et c’est l’arrivée. Je suis bien content mais un peu épuisé. Mireille me gronde gentiment en me faisant remarquer que c’était loin d’être une allure de récupération. Un magnifique ravitaillement d’arrivée nous attend, bravo aux bénévoles qui l’ont préparé. Le classement me confirmera ma première place en M3.

Olivier

Xavier attentif et inquiet d’une douleur au tendon

Anthony a préféré laisser partir Xavier et Olivier

Bernard souffle

Florence, habituée de la séance du jeudi

Les Pépitos étaient là mais pas Jean-Marc

Résultats des Galopins sur le Trail de 17km :

Franck Cervantès se classe 16ème en 1h09’15” et 3ème M2
Serge Guillaut se classe 19ème en 1h10’04”
Xavier Fougeron se classe 59ème en 1h16’45”
Olivier Meslier se classe 64ème en 1h16’52” et 1er M3
Anthony Fréour se classe 94ème en 1h19’59”
Pascal Godineau se classe 181ème en 1h27’54”
Bernard Clavé se classe 244ème en 1h33’04”
Florence Le Pierres se classe 288ème en 1h37’36”

Un podium très fourni pour Franck

Victoire chez les M3 pour Olivier

Présents au vin d’honneur final !

Trail de Baurech

Du monde aussi à Baurech et un nouveau record d’affluence avec au total 900 traileurs répartis sur les 3 épreuves proposées de 8, 15 et 26km. Il est désormais établi que l’organisation de deux manifestations de trail sur la même journée du 1er mai et dans des villes distantes d’à peine 20km n’est en rien dommageable ni pour l’une ni pour l’autre et c’est tant mieux. Cette épreuve organisée conjointement par Les Anonymes du Campus et le Comité des Fêtes de Baurech présente un tout autre profil que du côté de Martillac. Ici, il faut aimer les côtes avec un dénivelé de 1100m sur l’épreuve de 26km qui fait partie du Trail Tour Départemental.
Côté Galopins, Denis était engagé sur le 15km pour compléter son entraînement majoritairement cycliste ces derniers temps. Ruben avait choisi le 26km pour travailler les côtes dans le cadre de sa préparation au rendez-vous de la Course des Crêtes d’Espelette début juillet.

Denis fait l’extérieur pour doubler

Ruben se frotte à un gros trail

Résultats des Galopins sur le Trail de 15km :

Denis Babilon se classe 111ème en 1h34’41”

Résultats des Galopins sur le Trail de 26km :

Ruben Gruau se classe 210ème en 2h57’56”

Catégorie(s) : Les récits

Olivier au pays de Sissi

2 mai 2018 par Bikila · Pas de commentaire

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Un seul Galopin en course pour le week-end des 21 et 22 avril mais sur une épreuve prestigieuse puisque c’est à Vienne en Autriche qu’Olivier poursuit son parcours effréné avec déjà un sixième marathon pour l’année 2018.

Une belle brochette de CLM addicts aux marathons

C’est vers une nouvelle capitale européenne que la suite de mon périple marathons 2018 nous conduit. La ville de Vienne présente tous les atouts pour entrer dans les destinations que nous privilégions. Un marathon réputé allié à une richesse architecturale et culturelle qui nous garantit un séjour intéressant. Il ne restait plus qu’à trouver quelques comparses habituels pour boucler ce beau projet. Autant dire qu’il ne fut pas très difficile de donner à ce dernier point une issue favorable et nous voilà embarqués pour une nouvelle aventure avec Laurence, Jean-No, Valérie et Frédéric.

Menu d’avant-course dans le respect de la gastronomie locale

Un vol sans histoire nous conduit dès le vendredi vers la capitale autrichienne après une escale à Amsterdam. Avec Mireille, nous rejoignons les amis rochelais Valérie et Frédéric qui sont déjà installés dans l’appartement loué pour nous 6. Nous résiderons pour ces 5 jours dans le quartier du Prater qui présente le double avantage d’être très bien desservi par les transports en étant proche de l’hyper-centre. Laurence et Jean-No ne tarderons pas à nous rejoindre malgré leur vol un peu retardé. Alors que je me faisais à l’idée de courir mon premier Run viennois en solitaire, Jean-No changeait d’avis au petit matin en sacrifiant sa grasse matinée pour m’accompagner. Nous partons en direction du Danube et c’est sur l’île tout en longueur (21km), surnommée Copa Cagrana et très prisée des joggers viennois que nous profitons de ce début de séjour. Le retour se fera par un passage devant le stade Ernst Happel d’architecture quelconque et en traversant la fête foraine de Prater encore endormie. Après ce petit hors-d’œuvre, comme pour tout séjour marathon, le retrait des dossards est un moment incontournable. L’Expo marathon étant de taille raisonnable, nous n’y passerons pas la journée même si la perspective de gagner une BMW aura fait rêver Laurence. Place à un peu de tourisme avec le grand marché Naschmarkt et aussi à la découverte de la gastronomie locale en dégustant ces fameuses escalopes viennoises qui prennent tant de place dans les assiettes qu’il n’en reste plus pour les accompagnements. Afin d’assurer une bonne hydratation, nous ne négligeons pas les fondamentaux et nous adhérons sans broncher à la coutume locale de ne boire des bières que dans un contenant minimum d’un 1/2 litre. Le soleil tape bien fort et le niveau de température devient vite notre préoccupation principale dans la perspective du marathon du lendemain. La soirée se passera autour d’une Pasta maison pour laquelle je prends la commande des fourneaux. Ma recette de linguines au chorizo ne sera pas totalement convaincante auprès de mes convives qui se sont presque étouffés rien qu’en respirant le fumet de la préparation de la sauce. J’ai peut-être eu la main un peu lourde avec ces petits piments qui n’étaient finalement pas si innocents qu’ils me le paraissaient. A croire que j’ai le palais moins délicat que mes amis mais je me suis régalé.

Tenue légère de rigueur sur ce marathon

Dimanche matin, la petite troupe est levée aux aurores et le visage de Laurence révèle déjà son anxiété habituelle. Nous laissons Mireille et Valérie, nos supportrices, et nous nous dirigeons en marchant vers la zone de départ située à environ 2km, sur l’autre rive du Danube. Même si j’avais un dossard sur lequel était inscrit Block 1, j’accompagne Jean-No vers le Block 2 afin que nous puissions faire course commune. L’objectif du jour reste sur le 3h30 habituel même si la chaleur me fait douter que je puisse tenir ce rythme jusqu’au bout. Les coureurs sont répartis sur les deux parties de la Wagramer Straße et ceux placés à droite nous devancent d’une centaine de mètres. Nous comprendrons pourquoi au rond-point du Prater après le pont Reichbrucke qui enjambe les deux bras du Danube et dont il auront à faire le tour pendant que nous le couperons à gauche. Nous entamons une longue ligne droite bordée d’arbres et nous profitons de l’ombre sur la gauche de cette Hauptallee après avoir fait une bise à Mireille et Valérie qui sont déjà positionnées au km 3 et que nous retrouverons à plusieurs reprises sur le parcours. Au premier ravitaillement, je constate avec regret que l’eau est servie dans des verres. Je comptais bien me saisir d’une petite bouteille avec laquelle j’aurais pu m’hydrater entre deux ravitaillements comme j’avais pu le faire récemment à Paris. Heureusement, il y a par endroit des arrivées d’eau sous lesquelles les coureurs s’inondent la tête pour tenter de faire baisser la température du corps. Je ne manque pas d’en profiter au passage. A partir du km 6, nous allons longer le canal du Danube pendant 3 km. Il y a des animations musicales placées à différents endroits du parcours et nous aurons une attention toute particulière pour celle où d’accortes jeunes filles court vêtues dansent sur un podium. Je mesure bien, en ces temps troublés, que mes propos pourront prêter à commentaires mais qu’importe.

Hydratation de la casquette

Vers le 16ème km, nous passons non loin du Château de Schönbrun que nous irons voir de plus près le lendemain en regrettant que le parcours du marathon ne fasse pas une incursion dans cet endroit magnifique où le souvenir de l’impératrice Sissi est fortement entretenu. Du côté des sensations, la chaleur est encore montée d’un cran mais sans incidence pour l’instant sur notre allure qui reste stabilisée autour de 5’ au km. Au km 20, les coureurs du semi-marathon nous quittent pour se diriger vers l’arrivée située Rathaus Platz. Jean-No ne semble pas au mieux et il m’indique alors de ne pas l’attendre. Je reste sur mon rythme en sachant bien qu’il me sera bien difficile de le maintenir jusqu’au bout. Je vois une nouvelle fois Mireille et Valérie qui me font profiter d’un rafraîchissement bienvenu. Nous voilà revenus dans cette longue allée empruntée au début du parcours mais l’ombre s’est désormais déplacée sur la droite et elle n’est plus aussi fraîche qu’à 9h00 du matin.

A la recherche de l’ombre

Le coup de moins bien que je redoutais arrive après le 30ème km et j’adopte d’emblée un rythme plus en rapport avec les conditions de course et mon état corporel. Après le passage près du stade, je croise Jean-No en lui tapant dans la main, content de voir qu’il n’a pas trop lâché quand même. J’avoue que sur cette fin de parcours, je ne suis plus très attentif à l’environnement et je ne garde pas de souvenir précis de cette partie si ce n’est que je commence à avoir hâte de voir l’arrivée. Celle-ci se profile enfin dans le cadre magnifique du Rathaus et je donne un tout petit et dernier coup de rein pour rester sous les 3h45. Il me faudra plusieurs minutes pour reprendre mon souffle et ce n’est pas l’eau gazeuse horriblement chaude du ravitaillement qui me permettra de récupérer. Je trouverai un bien meilleur réconfort avec la bière du sponsor Erdinger, certes sans alcool, mais bien fraîche au moins.

Les traits tirés mais fiers de cette nouvelle médaille

Je suis agréablement surpris par la médaille qui est bien plus jolie en vrai qu’en photo. Ce petit brillant incrusté est d’un chic ! Je retrouve Mireille après quelques péripéties, puis Jean-No qui a réussi à rester sous les 4h00. L’heure est à la récupération. 

Reprendre des forces, c’est essentiel !

La suite du séjour se déroulera sous le soleil qui nous accompagnera tout au long de nos visites de cette très belle ville sauf pendant le petit Run de récup du lundi matin avec Valérie où nous apprécierons une averse rafraîchissante. Un voyage à recommander absolument.

Nos marathoniens ont retrouvé de l’énergie pour le Jump

Résultats des Galopins sur le marathon de Vienne :

Olivier Meslier se classe 1310ème en 3h44’36”

Tourisme post marathon

Catégorie(s) : Les récits

Emmanuel sur la Presqu’île

18 avril 2018 par Bikila · Pas de commentaire

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Un peu moins de Galopins engagés en course ce dernier week-end. Il faut dire que nos marathoniens fous, Christophe et Olivier, se sont vus stoppés dans leur série par les débordements de l’Ebre dont le niveau s’est multiplié par 4 pour atteindre 8 mètres par endroit.  Dans ces conditions, la décision des autorités de reporter le marathon de Saragosse semble tout à fait logique. A défaut de marathon, les deux compères occuperont bien leur week-end quand même avec une superbe sortie de 26km sur la côte basque entre Saint Jean de Luz et Anglet complétée le lendemain par une sortie paloise de 17km.

Une sortie basque dans un cadre magnifique

Seul Galopin a accroché un dossard ce dimanche, Emmanuel poursuit son enchaînement de semi-marathons et après Bordeaux et Saint-Selve, c’est vers la Presqu’île du Cap Ferret qu’il s’est dirigé. Il nous délivre ici son récit :

Un peloton bien fourni au départ

Tout donner.
C’est ce je devrais faire pour avancer dans la vie en général et pour atteindre mes objectifs de course en particulier.
Tuons le débat de suite. Ce ne sont pas les 12 secondes d’amélioration à Lège Cap Ferret qui feront date après mon chrono au semi-marathon de Bordeaux. Toutes les conditions étaient réunies une fois de plus pour être au sommet de ma performance. Absence de vent, température clémente, temps sec, parcours dur et abrité, une boucle en forêt sur piste cyclable. Belle ambiance. Le semi de St-Selve le week-end passé est déjà digéré, c’est du moins ce que j’espère.
Inutile de chercher des excuses du genre mal dormi, jambes lourdes, estomac en vrac, moral dans les chaussettes. Rien de tout ça. Je suis arrivé en winner, je repartirai donc en winner quel que soit le timing affiché à l’arrivée.
Il y a beaucoup de monde au rendez-vous dès 9h et je préfère me garer assez loin pour m’échauffer en solitaire. J’ai vu en arrivant les 3 derniers km le long de la route (sens inverse des années précédentes), tout sera déjà joué.
Je suis seul, concentré, bien placé sur la ligne, à observer en silence les T-shirts des concurrents. Pas d’autre Galopin en vue. Ce sera une belle course quoi qu’il arrive.
Un départ sur les chapeaux de roue au bord de la plage de Claouey (1500 inscrits, 1337 arrivants) me mets très légèrement en surrégime les 5 premières minutes, je dois tenir à 14km/h ou 4’16/km. Je ralentis à la sortie du village pour me stabiliser à la vitesse cible. Tout va bien. Je suis très vite dans les 50 premiers et le trou se creuse derrière moi dès l’entrée en forêt. Mes poursuivants halètent, je ne me retourne pas. Le dénivelé demeure quasi-nul. Quelques bosses égayent le parcours, et je me sens très à l’aise, distançant de nombreux coureurs qui ralentissent déjà. Au km 7, j’ai 25 secondes d’avance sur ma cible, c’est peu ! On oblique alors vers le Nord et nous longeons les dunes atlantiques. J’entends au loin le doux son du ressac de l’océan. Je suis un peu moins confortable qu’au début mais le rythme ne faiblit pas. Je ne m’autorise pas à sauter les ravitaillements en liquide car je trouve l’air assez sec, à moins que ce ne soit ma respiration… 42’05 au 10e km, puis 1h00’10 au 14e. La moyenne est encore excellente mais la baisse de régime s’avère inexorable, puisque j’accuse presque 30 secondes de retard.
Arrête ton char, Manu, tu ne vas pas nous pondre un fromage pour 30 pauvres secondes !!!
Et pourtant, je donne tout, tandis que le doute de ne pas descendre sous la barre des 90 minutes s’installe subrepticement. Le retour plein Est me semble moins linéaire que la première partie de course. Les coureurs que j’avais en ligne de mire s’éloignent lentement mais sûrement les uns après les autres. Au 16e km, un triathlète (d’après son maillot), arrive à ma hauteur et nous faisons course commune pendant 6 ou 7 minutes. Mais je n’arrive pas à le suivre. Lui aussi finit par prendre le large. Mes jambes répondent moins bien et ma vitesse est descendue à 4’35/km. J’ai perdu 1km/h. Lorsque se profile la longue ligne droite le long de la route, je rejoins un V2 qui peine, une crampe le fait souffrir. Mon chrono n’ayant plus d’importance, je le soutiens jusqu’au 20e et c’est lui qui me somme d’accélérer. « Chacun pour soi et donne tout sur le dernier km . On se retrouve à l’arrivée » me lance-t-il. Je repars donc seul tentant un baroud d’honneur. Je finis à 14,2 km/h avec le sourire, demandant des encouragements au public avant de franchir la ligne après 1h32’23.
Je ne retiens donc pas la valeur absolue mais l’enchaînement de 3 semi-marathons en un mois en 1h33 de moyenne. Et vous savez quoi ? j’en suis plutôt fier !
Emmanuel

Résultats des Galopins sur le semi-marathon de la Presqu’île :

Emmanuel Bar se classe 75ème en 1h32’25”

Catégorie(s) : Les récits

Des Galopins de Paris à Rome en passant par St Selve

11 avril 2018 par Bikila · Pas de commentaire

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Avec un calendrier des courses locales très dense en ce premier week-end d’avril, c’est tout naturellement sur les Foulées Saint Selvaises que les Galopins ont majoritairement choisi de s’aligner en priorité. En revanche, pour les marathoniens, ce sont bien les épreuves prestigieuses des grandes capitales qui ont retenu leur attention. C’est donc à Rome que Serge avait choisi de poursuivre sa saison décidément très riche pendant qu’Olivier allait fêter ses 30 ans de marathons à Paris, là où il a débuté sur sa distance fétiche.

Les Foulées Saint-Selvaises

Des Galopins mouillés sur le semi-marathon !

Malgré une météo peu engageante et un calendrier des courses surchargé, nos voisins et amis de l’association Marathon des Graves, organisateurs des Foulées Saint-Selvaises ont rencontré un beau succès avec plus de 400 coureurs au total. Elise ayant finalement renoncé, ce sont 6 Galopins qui étaient présents et tous avaient choisi la distance du semi-marathon. C’est Jean-Marie qui a endossé le rôle du reporter photographe et à qui nous devons cette photo du groupe avant le départ. Merci à lui. Mais laissons la parole aux intéressés avec tout d’abord Emmanuel :

Voici le récit humide d’un semi-marathon pluvieux, boueux, mais pas venteux, heureusement. Avec Franck, Nicolas, Alain, Xavier et Loïc, nous partîmes à 6 Galopins heureux de se retrouver à quelques encâblures de notre fief brédois pour une course bien connue, les foulées Saint-selvaises. Certes, comme le plan détrempé le montrait, le tracé avait été amélioré, quelques passages hasardeux avaient été gommés, et bien que présentant quelques passages techniques, le parcours s’annonçait plus roulant que les années précédentes.
C’était ma troisième participation après 2013 et 2017 et tout ragaillardi que j’étais après le chrono honorable à Bordeaux deux semaines plus tôt, je considérais ce semi comme une répétition ou plutôt un travail de fond pour la semaine suivante à Lège. Je n’avais donc pas d’objectif autre que de conserver des allures prédéterminées : 12km/h pour les 4 premiers kilomètres d’échauffement, 13km/h ensuite sur 10km pour travailler et enfin 7km à l’allure cible de 14,2km/h jusqu’à l’arrivée.
On avait espéré une ou deux heures d’accalmie et une température clémente, mais c’était sans compter sur les caprices du ciel. Il faudrait se résoudre à subir le crachin printanier pendant toute la durée de la course.
Alors que le speaker s’évertuait à mettre un peu d’ambiance en annonçant plus de 400 participants (21km, 10km et randonneurs inclus) et en haranguant la foule de coureurs pour l’échauffement, je suis resté sous un auvent avec Loïc, regardant la pluie tomber et le ciel s’obscurcir de plus en plus au fil des minutes.

Emmanuel en pleine opération de freinage sur la ligne d’arrivée

Bon, je n’étais pas venu pour me plaindre. Laissant partir Franck et Nicolas loin et vite, Xavier à leurs trousses, je me calais à mon premier palier avec Alain et Loïc observant les coureurs (et coureuses) autour de nous. Le début du parcours est facile et les affres de la pluie ont cessé pour un temps. Ceci me permet d’aborder le semi largement en sous-régime et de bien préparer les sensations. Les mauvaises pensées liées à la météo s’envolent sous la poussée des endorphines. Comme convenu, j’abandonne mes coéquipiers au km 4 pour accélérer un peu. Le rythme demeure confortable. Je constate une très grande disparité de niveau entre les coureurs car la course s’étire déjà sur plus d’un km. J’aborde le château de Grenade et les premières difficultés sans heurts ni douleurs en me désaltérant scrupuleusement au ravitaillement. Le parcours est très joli, j’en profite pour plaisanter avec quelques participants que je double aisément et lorsque nous quittons le domaine, j’ai déjà remonté une vingtaine de coureurs. S’enchaine ensuite une très longue ligne droite sur la route avant de bifurquer vers St-Morillon. Je pensais que je tiendrais plus facilement à 13km/h, mais je suis trompé par l’allure irrégulière de certains runners. Je passe au 10e km en 45’, ce qui atteste que je vais un peu trop vite. Mais c’est difficile de ralentir lorsque tous les voyants sont au vert. Les conditions d’appui vont pourtant m’y contraindre.
A l’entrée de St Morillon, je franchis le km 13 en 59’ pile. Je suis donc en moyenne bien au-delà de la vitesse fixée. Le retour vers St-Selve s’amorce par une succession de passages naturels, de lignes brisées, de flaques de boue et de beaux dénivelés dont la côte des écuries que j’avais souvent pratiquée avec Loïc. Je passe à la vitesse supérieure et avale encore 5 ou 6 coureurs tandis que les averses s’en donnent à cœur-joie. Si les changements de pente se négocient facilement, les descentes dans des ruisseaux de boue bien glissante se révèlent très dangereuses et bloquent toute accélération. Je profite de chaque passage sur un sol plus dur et plus stable pour produire un effort supplémentaire, mais la fin de course devient chaotique avec des freinages brutaux et des ralentissements involontaires. Heureusement les 4 derniers km sont plus faciles. Je reprends donc du poil de la bête, allant en pointe jusque 15km/h pour compenser les baisses de régime forcées. L’arrivée est proche. Je suis fatigué des derniers efforts mal dosés, mais rien de bien méchant. Lorsque je franchis la ligne, le chrono est sans importance, Xavier est arrivé en 1h32, deux minutes avant moi. Le sourire est au rendez-vous, nous ne sommes pas mécontents d’être au bout. Je ne m’attarde pas car une soirée m’attend et j’aurai encore besoin de mes jambes. Le lendemain matin se court le marathon de Paris que je ne raterai pas… depuis mon canapé !

Nicolas toujours bien placé sur la ligne de départ

Nicolas connait un début de saison bien perturbé par une blessure. Après le trail de Marcheprime, la douleur à la cheville est revenue et c’est donc à court d’entraînement qu’il se présentait au départ de ce semi-marathon. Si la cheville semble avoir bien tenu, Nicolas a souffert sur les derniers kilomètres et a perdu quelques places au classement face à des coureurs qui sont revenus sur lui. Pour Alain qui faisait ce semi-marathon pour la première fois, il a jugé ce parcours beau mais exigeant. Les quelques faux-plat et les zones rendues boueuses par la pluie ont accentué la difficulté des conditions de course. Heureusement, la compagnie de Loïc sur l’ensemble du parcours leur a permis de se soutenir mutuellement et d’effectuer une belle arrivée groupée en 1h48′.

Course d’équipe pour Loïc et Alain

Xavier aussi retiendra de cette édition la pluie qui s’est invitée ce samedi mais qui n’a pas pour autant gâché son plaisir sur ce parcours champêtre. Le plaisir, c’était bien là son objectif principal en maîtrisant sa vitesse au départ afin de pouvoir finir plus vite si ses jambes le lui permettaient. Finalement, il a effectué l’ensemble du parcours à un rythme presque constant. Xavier a bien profité de l’arrosage automatique qui fonctionnait en permanence au Parc de Grenade. Sans oublier de saluer au passage les bénévoles de St Selve et de St Morillon que ce soit sur les carrefours ou les ravitaillements,   il a pu doubler dans la fameuse côte des écuries, dernière difficulté du parcours, quelques coureurs partis trop vite. Ensuite, il ne lui restait plus qu’à se laisser glisser dans la dernière descente jusqu’à l’arrivée pour terminer dans un très bon chrono de 1h32′.

Xavier a l’air ravi des conditions météo !

Enfin Franck a assuré un nouveau podium chez les M2 avec une belle 3ème place.

Encore un podium pour Franck

Résultats des Galopins sur le semi-marathon de Saint-Selve :
Nicolas Venne se classe 14ème en 1h26’50”
Franck Cervantès se classe 16ème en 1h28’05” et 3ème M2M
Xavier Fougeron se classe 39ème en 1h32’32”
Emmanuel Bar se classe 46ème en 1h34’14”
Loïc Patissou se classe 94ème en 1h48’47”
Alain Lagarde se classe 95ème en 1h48’48”
 

Le Marathon de Paris

Les CLM toujours enthousiastes pour le marathon

Le 15 mai 1988, je m’alignais au départ de la 13ème édition du Marathon de Paris pour ma première expérience sur la distance mythique. Nous étions alors un peu plus du 8000 coureurs et j’ai le souvenir d’un peloton qui me paraissait énorme. 30 ans plus tard et avec 204 marathons au compteur, je trouvais symbolique de courir une nouvelle fois ce marathon qui a bien changé. Dans le milieu de la course à pied, j’ai souvent entendu des jugements très  sévères à l’égard de l’épreuve parisienne. Fort de mes 6 participations, je ne me rallie pas du tout à ce concert de critiques qui ne me paraissent pas toujours bien fondées. Cette petite introduction pour vous dire combien j’étais heureux de participer à la 45ème édition de cette course désormais baptisée Schneider Electric Marathon de Paris. Ma joie a été toutefois un peu modérée par le renoncement forcé de Mireille à m’accompagner dans ce déplacement en raison des incertitudes qui pesaient sur la possibilité d’un retour dimanche soir. La SNCF nous avait d’ores et déjà prévenu que notre TGV du dimanche était annulé et c’est donc sans aucune solution pour le retour que je prenais la direction de Paris vendredi midi. C’est vers le Marathon Expo de la Porte de Versailles que je me dirigeais aussitôt débarqué à Paris pour retrouver les amis Laurence et Jean-No. Les guichets de remise des dossards étaient alors déserts et c’est donc en deux minutes que ce fut réglé pour moi. En revanche, la procédure a été un peu plus compliquée pour le dossard de Gilles qui m’avait chargé de cette  formalité mais tout s’est finalement bien terminé lorsque j’ai enfin réussi à avoir l’information du stand où j’allais pouvoir trouver son dossard. Une visite du Salon du Running au cours de laquelle je rencontrerai quelques têtes connues mais je ne m’attarderai pas davantage dans les stands des marques qui n’offrent pas de véritables bonnes affaires. Nous rejoignons ensuite l’appartement loué pour le week-end qui présente l’avantage d’être en proximité des zones de départ arrivée et qui, de plus, va se révéler particulièrement spacieux et confortable. Merci Airbnb !

Un TUT parisien pour se mettre en jambes

Comme à notre habitude, un TUT nous semblait incontournable à la veille du marathon. Jean-No avait préparé un circuit plutôt sympathique qui nous en a mis plein les yeux avec l’Arc de Triomphe, la descente des Champs Elysées, la Concorde, le Jardin des Tuileries, le Louvre, les quais de Seine, la Tour Eiffel, le Trocadéro … Même Jean-No qui avouait ne pas trouver de charme à Paris la veille s’est dit séduit par ce parcours royal. Au total une bonne douzaine de km de pur bonheur avec de nombreuses poses photos. Je termine en beauté ma matinée à la Gare St Lazare où après un peu d’attente, je réussis à échanger mon billet de retour sur un autre train qui lui est confirmé dimanche. Voilà une bonne chose de faite.

 

Joyeuse tablée CLM pour la traditionnelle Pasta

Samedi soir, nous avons rendez-vous pour la Pasta CLM qui se tient comme d’habitude au restaurant Vesuvio en haut des Champs Elysées. Une soirée animée et joyeuse sous la présidence de notre gourou Riri 1er tout heureux à l’idée de courir le marathon avec sa fille Mélanie. Retour à l’appartement à une heure très raisonnable. Dans les chambres, toutes les affaires sont déjà prêtes pour le grand moment du week-end.

La Brède en force au Marathon de Paris

Regroupement des CLM à 8h00 dimanche matin au pied de l’Arc de Triomphe pour les photos. Les déguisés sont minoritaires mais ils mettent de la couleur à notre groupe. Avec Jean-No, nous filons vite vers notre sas des 3h15 dont le départ est prévu à 8h32′. C’est là que je retrouve les brédois Pierre-Antoine et Olivier qui n’ont pas l’air très confiant faute d’un entraînement sérieux. C’est d’abord le couloir droit de notre sas qui s’élance et je regarde le flux continu des coureurs défiler pendant de longues minutes, impressionnant!  Puis, c’est enfin notre tour et nous sommes libérés pour dévaler cette superbe avenue. Avec ce système de vagues, pas de bouchons ni de bousculade et nous pouvons prendre notre rythme immédiatement. Ce début de course est plutôt favorable avec une légère descente qui a tendance à nous faire courir plus vite que prévu. Il y a du public mais qui reste un peu avare d’encouragements. Au premier ravitaillement Place de la Bastille, je prends le temps de saisir une bouteille d’eau avec bouchon afin de la conserver et me permettre de m’hydrater régulièrement même entre les ravitaillements. Le soleil brille déjà fort et je me dis que nous allons avoir bien chaud. Je suis toujours aux côtés de Jean-No qui me paraît assez à l’aise. Avant le Bois de Vincennes nous doublons l’ami Gilbert plus connu sous le nom de Jésus mais qui a troqué son déguisement habituel pour un bastrock (jupe Hawaïenne) et un collier de fleur. Plus loin ce sera Petit Jean que l’on rattrape alors qu’il a été positionné par erreur dans le sas des 3h00. Barbara nous avait prévenus qu’elle serait positionnée entre le 15 et 16ème km et nous ne manquons pas de nous arrêter pour lui faire une bise pleine de sueur. C’est très sympa de retrouver des têtes connues pour nous encourager. Au passage devant l’hippodrome de Vincennes, je porte une regard vers la Grande Piste en me remémorant qu’il y a 30 ans la ligne d’arrivée se situait à cet endroit et que je n’étais pas bien frais en la franchissant. Mais aujourd’hui, la ligne d’arrivée est encore bien loin.

Arrêt bises dans le Bois de Vincennes

Nous voilà de retour dans Paris intra-muros et le semi-marathon est atteint en moins d’1h42. Tous les voyants sont toujours au vert même si le soleil tape de plus en plus fort. Je tente de faire baisser la température en me mouillant la tête régulièrement. Après un nouveau passage à Bastille, nous attaquons les quais de Seine et je préviens Jean-No que nous en avons pour un moment et qu’il va falloir être prudent sur les sorties de tunnels. En effet, ces petites montées qui n’ont l’air de rien se révèlent bien traîtres et usent les muscles qui ont déjà accumulé une bonne dose de fatigue. Je trouve au moins un avantage aux passages dans les tunnels c’est que nous sommes à l’ombre et en plus il y a des animations. Avant de passer près de la Tour Eiffel et d’atteindre le 30ème km, je me retourne mais je ne vois plus Jean-No. Je ne sais pas s’il est devant ou derrière mais j’ai beau regarder tout autour de moi, je ne le retrouve pas. C’est aussi à ce moment que mon rythme passe au-dessus des 5′ au km. Ca ne m’alarme pas et en fait je m’y attendais un peu. Dans ma tête il y a le souvenir du marathon de Montauban et je me dis que je suis en bien meilleure situation aujourd’hui. Nous quittons les bords de Seine et après un passage devant l’hippodrome d’Auteuil, nous voilà dans le Bois de Boulogne. Après la cohue des quais, le calme est revenu et j’avoue que ce n’est pas la partie du parcours que je préfère. Cette longue ligne droite de l’Allée de la Reine Marguerite me semble interminable. Je double bon nombre de concurrents qui se sont mis à marcher. Je jette un œil sur ma montre et je vois que pour rester sous les 3h30, il va me falloir remettre un peu de gaz. Mais je n’ai pas le jus suffisant et sans doute qu’une partie de mon cerveau pense déjà aux échéances des prochaines semaines. Alors à quoi bon risquer une blessure en tirant trop sur ces derniers km. Dernier rond point noir de monde et c’est l’avenue Foch avec cette ligne d’arrivée qui est franchie en 3h30’57”.  Le bilan est très positif et je suis tout heureux de recevoir cette médaille dont le design est discutable. Finalement Jean-No arrivera en 3h44′ et nous pourrons boire cette bonne bière à laquelle j’ai souvent pensé pendant les km les plus difficiles.

Une médaille de plus

Résultats des Galopins sur le Marathon de Paris :
Olivier Meslier se classe 5233ème en 3h30’57”

 

Le Marathon de Rome

Tout le monde est prêt à courir dans Rome

Cette année, avec mon ami Jean-Louis, nous avions programmé de courir un marathon à l’étranger. Notre choix s’est assez rapidement tourné vers celui de Rome à la fois pour le patrimoine historique que pour la beauté de cette ville.
Au programme de ce dimanche 8 avril deux courses sont proposées : le marathon bien sûr et une course plus familiale, la Fun Run à laquelle la petite famille a participé. C’est une épreuve non chronométrée de 5km qui réunit près de 80 000 personnes à travers le centre historique de Rome. Certes il n’y a pas de classement mais un t-shirt, une médaille et surtout le bon souvenir d’avoir couru à Rome.
Pour moi, c’est à 08h40 avec la musique de Gladiator que le départ du marathon est donné sur la Via dei Fori Imperiali. J’ai prévu de courir sur des bases de 03h15. La foule est dense. Difficile de se faire un chemin et de regarder les monuments qui défilent à toute allure. Je perds d’ailleurs Jean-Louis assez rapidement. Les sensations sont moyennes avec des jambes qui me paraissent bien lourdes. Je me dis que ça va aller mieux plus tard.

Serge bien concentré sur sa course

Mais les kilomètres passent et les sensations restent moyennes. J’arrive néanmoins à courir dans le rythme de mon objectif initial. Le tracé le long du Tibre est magnifique. On n’a jamais le temps de s’ennuyer. Il n’y a pas de longueur exagérée. L’ambiance est très bonne. Les ravitaillements sont au top. Les éponges tous les cinq kilomètres seront, au fil des kilomètres, d’un confort très appréciable. En effet, le temps est au beau fixe et les 22 degrés seront atteints dans la matinée. Je bois à chaque ravitaillement et j’ai prévu en plus un Camelbak. Je m’installe dans mon allure et apprécie de courir sur ce rythme. Je passe au semi-marathon en 1h37, c’est bon. Le parcours n’est pas trop vallonné mais il comporte une multitude de secteurs de pavés. Au 34ème kilo j’aperçois la petite famille qui m’encourage. Je suis encore bien. Je nargue le fameux mur. Je ne lâche rien. Il y a de plus en plus de monde qui nous encourage. La fatigue et la chaleur se font de plus en plus ressentir. Le Camelbak est vide. Il me reste encore de l’énergie pour sprinter et franchir la ligne en 03h17. Je suis content de ce chrono car les sensations n’étaient pas terribles.
J’attends mon ami Jean-Louis Milliac qui finira en 3h46.
Nous pouvons à présent nous consacrer aux visites et à la découverte de la gastronomie pour une récupération bien méritée.

La récupération est en bonne voie !

 


Résultats des Galopins sur Marathon de Rome :
Serge Guillaut se classe 615ème en 3h17’00

Catégorie(s) : Les récits

Un week-end chargé pour les Galopins

28 mars 2018 par Bikila · 1 commentaire

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Le week-end qui vient de s’achever restera un moment fort de la saison pour les Galopins. L’épreuve phare du Marathon de Bordeaux a attiré toutes distances confondues près de 20 000 coureurs mais c’est bien le semi-marathon qui reste largement en tête de la fréquentation avec plus de 12 000 finishers. Chez les Galopins, nous avions 7 représentants sur le marathon avec Ruben, Alain, Pascal, Christophe, Jean-François, Rémi et Olivier et 4 sur le semi-marathon avec Elise, Stéphanie, Loïc et Emmanuel sans compter Noé qui devrait nous rejoindre bientôt. Mais cette grand fête nocturne de la course à pied n’a pas été le seul théâtre des exploits de Galopins puisque dimanche, Franck et Nicolas ont porté haut nos couleurs sur le Trail des Ecureuils à Marcheprime pendant qu’Olivier bouclait un doublé marathon du côté de Montauban.

Marathon de Bordeaux

La pluie n’a pas refréné l’ardeur des Galopins !

Nous avons bien cru pouvoir échapper à la pluie qui nous avait été annoncée toute la semaine mais elle s’est finalement invitée juste avant le départ sans pour autant refroidir l’ambiance. Quel bonheur de voir les quais de Bordeaux envahis de coureurs prêts à relever des défis personnels quels que soient leur niveau. Chez les Galopins, c’est Ruben qui passait son baptême sur la distance reine et il était là le premier au rendez-vous sur la Place de la Bourse, piaffant d’impatience d’entrer dans le sas. Après les traditionnelles photos de groupe toujours assurées par Mireille et un dernier petit pipi sauvage dans une ruelle adjacente faute de trouver un équipement plus approprié, nous nous dirigeons vers les sas de départ. La pluie redouble et nous avons hâte de nous élancer. Au coup de starter, le peloton s’anime mais l’avancée vers la ligne de départ est bizarrement laborieuse. Nous en découvrons la cause avec ce filtre placé en amont qui ne laisse passer que quelques coureurs à la fois. Si dans un premier temps, j’avoue mon incompréhension face à ce dispositif, j’en apprécie rapidement l’avantage dès la ligne franchie avec une fluidité inattendue du flot des coureurs. Je suis aux côtés de Christophe et nous profitons de cette superbe ambiance avec un public venu nombreux malgré cette météo.

On s’amuse dans le sas en attendant le départ

C’est tout d’abord le traditionnel tour des deux Ponts qui nous est proposé avec l’opposition de style entre le futuriste Pont Chaban dont les pylônes géants nous dominent dans leur scintillance bleue outremer, signe de marée haute,  et le Pont de Pierre  majestueux, emblème historique de la ville. C’est à la sortie de ce monument bordelais pour rejoindre le Cours Victor Hugo par la Porte de Bourgogne que la présence du public est la plus impressionnante et la comparaison avec une étape de montagne du Tour de France n’est absolument pas usurpée. Nous avons tout juste le temps de taper dans la main tendue de Léna (la fille de Christophe) au passage. Un peu plus loin, Mireille s’est positionnée dans une zone plus calme ce qui me permet de lui faire un bisou rapide. Notre rythme est plus soutenu que celui que j’avais envisagé initialement mais dans une telle ambiance, on se sent pousser des ailes. Je ne m’étais pas préoccupé du parcours et de ses modifications par rapport à l’an passé. L’inquiétude me gagne en repartant vers le centre ville et je me tourne vers Christophe pour m’assurer que nous n’avons pas manqué une éventuelle bifurcation entre marathon et semi puisque nous ne sommes entourés que de dossards bleus. Bien vite rassurés, c’est seulement au niveau de la Place Gambetta que la séparation s’effectue. J’approuve totalement cette prolongation du circuit en centre ville sur le début de course qui nous fait bénéficier davantage de la présence du public.  

Le couple qui s’est vu offrir les dossards de la St Valentin

Nous abordons des zones beaucoup plus calmes quand Ruben nous dépasse toujours en quête d’un improbable 3h30. Je rencontre ça et là des connaissances que ce soit en tant que coureurs, en spectateurs ou encore en bénévoles. Je ne manque pas de les saluer et même de faire quelques photos au passage. Lorsque nous apercevons un drôle de hibou sur le côté, pas question de manquer cette occasion d’une photo insolite. Ces péripéties montrent bien la décontraction dans laquelle s’est effectuée cette première partie de parcours. Mais Christophe semble avoir des fourmis dans les jambes et je lui donne son bon de sortie puisque j’ai bien l’intention de me ménager un peu pour mon petit défi du week-end.  Je me retrouve un peu esseulé dans ces zones reculées de Mérignac mais j’apprécie aussi ce calme dans la nuit humide. L’animation revient au passage au Château Pape Clément avec les chemins de cailloux qui sont toujours difficiles à gérer. Plus tard j’aperçois Ruben devant moi qui semble avoir bien ralenti. Il me dit que ça commence à piquer ce qui n’est pas pour me surprendre. Je lui dit de tenir bon et je sais qu’il sera capable d’aller au bout tant sa détermination est forte.

Toujours prêts pour la rigolade !

Mine de rien, je suis toujours sur un tempo bien supérieur à mon plan de course et je commence à me dire qu’il serait temps d’économiser quelques forces pour demain matin. Mais c’est alors qu’un autre Christophe, ex-collègue de la DISFE et faisant partie du groupe que j’entraîne le jeudi midi à Canéjan, me rejoint. Je me cale momentanément sur son allure pour partager ces instants mais je le laisse rapidement en constatant que ce n’est guère raisonnable. Pourtant, je le retrouve rapidement après qu’il ait baissé de rythme et je vais boucler toute la fin du parcours avec lui pour le soutenir. Nous n’échangeons pas beaucoup de paroles et je sens bien qu’il s’accroche à ma foulée même s’il est un peu dans la difficulté. Cette compagnie et l’objectif d’amener Christophe sur un record personnel galvanise ma fin de course. Nous sommes maintenant revenu au cœur de la ville et nous dépassons nombre de coureurs au ralenti. Nous franchissons la ligne d’arrivée en 3h35′. Mireille m’alerte sur des soucis de démarrage de la voiture qui fort heureusement ne se vérifieront pas après que nous ayons, non sans mal, rejoint notre lieu de parking. Je suis transi de froid même après m’être hâtivement changé sous la pluie et je suis impatient de me retrouver sous une douche bien chaude avant d’espérer un sommeil réparateur qui s’annonce bien court.

Rémi en toute décontraction

En ce qui concerne les autres Galopins, Christophe qui m’a faussé compagnie un peu avant le semi-marathon a poursuivi sa remontée pour rentrer dans son objectif de départ. Pendant que Jean-François, la force tranquille,  a assuré comme à son habitude, le jeune et fougueux Ruben s’est brûlé les ailes sur un objectif très ambitieux pour son premier marathon. Il réalise néanmoins une très belle performance et saura tirer les enseignements  de cette première expérience. Alain qui courait incognito sous un nom d’emprunt a géré sur sa forme du moment. Enfin, Rémi, inscrit de dernière minute qui n’était guère confiant au départ, s’en est parfaitement sorti et avec des vraies chaussures de course cette fois. Seul Pascal, qui partait avec un mollet douloureux, s’est résigné à l’abandon pour ne pas aggraver  sa blessure.

Résultats des Galopins sur le marathon de Bordeaux :
Christophe Véron-Durand se classe 301ème en 3h30’26”
Olivier Meslier se classe 394ème en 3h35’40”
Jean-François Capoen se classe 594ème en 3h47’18”
Ruben Gruau se classe 866ème en 3h59’40”
Alain Lagarde se classe 1183ème en 4h09’09”
Rémi Pallier se classe 1257ème en 4h22’48”
Pascal Godineau a abandonné sur blessure
 

Le Semi-Marathon de Bordeaux

La foule des coureurs a envahi les quais de Bordeaux

La distance du semi-marathon semble avoir la faveur des coureurs girondins à tel point qu’il faudrait peut-être s’interroger objectivement sur la dénomination future de l’épreuve bordelaise. Le Marathon de Bordeaux est une affiche mais c’est bien le semi-marathon qui est un succès. Mais laissons la parole à ceux qui l’ont couru et au récit d’Emmanuel qui s’était préparé pour cet objectif :

L’intérêt d’écrire un article sur une course, c’est aussi de la vivre une seconde fois, surtout lorsqu’elle a ancré des souvenirs mémorables. En voici donc ma vision… mémorable.
Pour ce grand rassemblement du running à Bordeaux (plus de 20000 participants), on nous avait promis de la pluie dès le début de la semaine. Les incertitudes de la météo de mars étant au rendez-vous, la journée de samedi avait laissé espérer des accalmies, voire des éclaircies, que nenni !
Je passe sur la traditionnelle photo, tous Galopins au rendez-vous, et sur les préparatifs d’avant course, concentrons-nous sur l’essentiel. Les sas sont bondés dès 19h40. J’ai du mal atteindre une position confortable, à environ 30m de l’arche de départ. Le vent et la pluie qui s’est remise à tomber 10 minutes avant le coup de révolver accentuent la sensation de froid. Le poncho et la promiscuité peinent à entretenir le bien-être. Tout le monde est transi. Marathonien et semi-marathoniens sont mélangés. Nous patientons, sautillons, hand-clapons, saoulés par le monologue du speaker qui harangue la foule sans discontinuer depuis son mirador dressé parmi les coureurs. Mon sas est estampillé « 3h – 1h30 et moins ». Tout un programme. Le seul meneur d’allure disposant d’un drapeau de reconnaissance bien visible est le « 3h », les autres n’ont droit qu’à une affichette dans le dos de leur maillot. La bonne blague.
Mais qu’attendent-ils ? De ma position, inutile de chercher à voir les pompoms-girls. Elles se trémoussent sur le podium pour un infime minorité des participants. Je cale ma play-list (Archive, Bowie, Genesis, Tori Amos) que je n’aurais pas le loisir de beaucoup écouter à cause des bruits ambiants
Pan ! C’est parti. J’ai aussitôt une pensée pour Flo dont tous les coureurs peuvent lire le nom dans mon dos sous mon enveloppe plastifiée. C’est elle qui me portera. L’allure est rapide avec vent arrière. Malgré les intempéries, le public n’a pas boudé ses encouragements au départ. Les premiers km le long des quais passent très vite. J’aborde le Pont Chaban avec confiance. Je ralentis un peu et nous avons la chance qu’il ne pleuve plus. Je ne tiendrai pas 4’15/km. J’entends les premiers essoufflements sur le point d’inflexion du pont. En plein vent, le poncho en plastique que j’ai conservé sur moi claque comme un drapeau malmené. Quai de Brazza, puis le Parc aux Angéliques. Vent de face, mais je ne faiblis pas. Le groupe que j’accompagne est le même depuis la ligne de départ. Zut, mon dossard ne tient plus qu’à un fil et menace de s’envoler. Je l’arrache d’un coup sec et le glisse dans le shorty. Passage sous le Pont de Pierre. 6km. Rien à déclarer. Le cours Victor Hugo est une nouvelle difficulté que j’avale sans broncher en me débarrassant enfin du poncho. Il y a toujours autant de monde pour nous soutenir et nous sommes abrités des bourrasques toujours aussi pénibles. J’ai un public acquis au passage à Pey-Berland. Merci Nath et Claude. La rue Vital Carles se présente comme un faux plat montant et pavé qui me semble bien plus abordable que l’an dernier. Il s’enchaîne avec le cours de l’Intendance puis les allées de Tourny. La place Gambetta, où se séparent marathoniens et adeptes du semi entre le 9e et le 10e km est bondée, c’est un régal. Je suis à 4’25/km et 43’30 depuis le franchissement de la ligne de départ. J’en profite pour hurler des demandes d’encouragements à qui veut les entendre. L’écho du public ne se fait pas attendre. J’aime ce côté grisant.
Le plus facile vient de s’achever. La seconde partie de la course qui s’étend dans les quartiers des Chartons jusqu’aux Bassins à Flots est nettement moins suivie. Le flot des coureurs s’étire désormais sur un bon tiers du parcours total. Plus de dénivelé à affronter mais le public se raréfie. On se contente d’effleurer le Jardin Public avant de remonter vers la rue du Dr Johnston puis la rue Camille Godard. Pour ma 3e participation comme coureur, j’avais pris le soin d’étudier tout le parcours, et bien m’en a pris. Les virages serrés se succèdent, puis les longues rues de Chartrons semblent ne plus finir. C’est en tout cas ce qui doit se passer dans la tête de nombre de coureurs. Après le cours du Médoc, on rejoint Bordeaux-Nord via le cours Suttenberg. 1km qui peut paraître interminable et totalement dénué d’intérêt. Mais c’est aussi le passage au 15e km. 1h06’20. Ne pas flancher. La traversée des Bassins à Flots jusqu’à la cité du vin reste une énigme dans ce parcours. Peu d’éclairage. Pas un chat. Les badauds ont même l’air surpris de nous voir passer. J’attends d’arriver au sommet du pont Chaban avant d’accélérer. On est à 3,5km de l’arrivée. A sa deuxième traversée, le pont apparaît comme une épreuve pour beaucoup de monde. Désormais plus personne ne me doublera. 1h15. La pluie a repris, le vent redouble d’efforts et portent à eux deux un coup de grâce à des dizaines de runners. Je remonte lentement et sûrement, 10, 20, puis 50 puis près de 100 coureurs épuisés qui ont tout donné dans les km précédents et peinent à finir. J’entends les clameurs de l’autre côté de la Garonne, signe que les premiers sont arrivés Le Pont de Pierre est tout proche et le public resserre le cordon de course pour encourager au plus près les athlètes. Ca procure un bien fou ! Tiens, je le connais lui ! Fabien Dorchies. Il vient de me dépasser à la sortie du Pont de Pierre. Je sprinte mais il reste encore 500m et je n’ai plus les jambes pour le rejoindre. Je brandis haut le dossard chiffonné en faisant sonner le tapis de chronométrage. C’est fini.
Il vente, il pleut, il fait froid. Je réussis à attraper une couverture de survie. Je souris. 1h32’31. Même si cela correspond exactement à l’objectif que je m’étais fixé, la performance était loin d’être acquise. Quelle course ! On en redemande ! Mais je ne suis pas sûr que cette vision soit partagée par tous…

Formidable visite nocturne de Bordeaux

En ce qui concerne les autres Galopins engagés sur le semi-marathon, à noter le baptême réussi de Stéphanie sur la distance, le retour de Loïc que l’on ne voit pas souvent aux entraînements et la confirmation pour Elise que ses efforts ne sont pas vains.

Résultats des Galopins sur le semi-marathon de Bordeaux :
Emmanuel Bar se classe 520ème en 1h32’31”
Loïc Patissou se classe 3427ème en 1h52’12”
Elise Ghidossi se classe 6994ème en 2h06’50”
Stéphanie Suquet-Herran se classe 9907ème en 2h17’05”
 

Le Trail des Ecureuils à Marcheprime

Nicolas de retour

Pour des organisateurs, il faut avoir une sacrée confiance pour se positionner dans le calendrier des courses face à l’ogre bordelais. Certes, il s’agit d’un trail, spécialité bien différente du macadam urbain colonisé par les marathoniens et semi-marathoniens la veille au soir, mais cette concurrence n’était pas en faveur des marcheprimais. Pour les Galopins, Nicolas et Franck se retrouvaient au départ et ils nous livrent ici leurs impressions de course : 

Après un début de saison perturbé par les blessures en janvier, Franck à Hostens et Nicolas aux Championnats de Gironde de cross à Léognan, les deux compères décident de se lancer sur une 1ère course individuelle 2018 avec seulement deux petites semaines de préparation dans les jambes. Un seul objectif commun : se préparer pour le semi-marathon de St Selve en faisant une sortie longue en mode compétition et aller taquiner les podiums M1 et M2. Malgré le passage à l’heure d’été en ce dimanche matin nous voici en direction de Marcheprime pour la seconde édition du Trail des Ecureuils, sur le trail long de 18km. Nicolas avait couru le court en 2017 et en avait gardé un bon souvenir. un parcours tout en single dans la forêt, sans réelles difficultés, excepté de nombreuses relances.

Une technique peu académique pour Franck

Sous une pluie battante les deux compères arrivent à Marcheprime, un temps perturbé et entremêlé de crachin breton, quand tout à coup un gros grain nous tombe dessus, hop direction la voiture.
Lors de notre échauffement nous apprenons que le parcours est très humide… ça nous va bien dans le sens où les deux runners manquent de repères et cela signifie que ça ira moins vite. Nicolas ne sait pas s’il tiendra la distance dans la mesure où dimanche dernier, il n’a pas réussi à tenir la vitesse de Franck sur les fractionnés. 10h, briefing de la course, il ne pleut plus, on nous annonce que le parcours a dû être modifié, il ne fait plus 18km, mais bien 19km voir plus !…Bon, ça ne facilite pas la tâche des deux Galopins en manque de foncier. 1er km, du bitume avant de rejoindre la forêt : Nicolas part en tête mais raisonnable, ne cherche pas à accrocher la tête de course, et Franck occupe alors une 20ème position. Le parcours est identique que la version 2017 avec au bout du 3eme km une bifurcation entre le parcours du 18 et celui du 9km, et c’est là que les ennuis commencent !!
Se succèdent des descentes et montées, sans cesse, ce qui fait qu’au bout d’une demie heure de course, les jambes commencent à piquer. A ce moment, Nicolas possède 200m d’avance et occupe la 7ème position, ce qui lui laisse de la marge et lui permet de poursuivre avec sérénité. Ensuite, on enchaine avec quelques passages de plat, sur piste qui permettent de remettre de la vitesse, puis de nouveau des côtes terribles, très raides, où limite les 1ers marchent, du fait que l’accroche est aussi très faible et là ça devient vraiment compliqué et difficile (tout se joue dans la tête car les jambes ne répondent plus et sont proches de la rupture), ça glisse énormément et à de nombreux moments, la chute peut survenir. Nous sommes à mi-course, il est temps de prendre un gel pour reprendre des forces et…ça marche, Nicolas recolle le 6ème, et Franck revient sur un de ses challengers en M2, qui est du Nord Bassin et qui connaît parfaitement le circuit, puisque c’est lui-même qui l’a dessiné. Les km défilent mais pas assez vite et la fatigue s’accumule. Nicolas voit revenir deux M1 à ses talons, dont l’un le double mais se blesse 10’ après et abandonne la course.
Le podium M1 est alors quasi assuré, la dernière partie du circuit est plus facile et dès que l’on reprend le bitume, c’est la délivrance, il ne reste plus qu’1 km à parcourir.
Deux M2 suivent et sprintent pour le gain de la course dans cette catégorie. Franck arrive quelques minutes après, ça va être chaud pour le podium, mais OUI, il a réussi lui aussi à décrocher la 3ème place…et a remonté certains concurrents de sa catégorie.
Néanmoins, malgré tous ses efforts la récompense reste maigre, avec une simple bouteille de vin qui pourra servir dans un vieux bœuf bourguignon pour le faire mijoter ou au mieux dans une bonne sangria !!!
Notre GPS affiche 19,2km a l’arrivée et lorsque l’on sait qu’ils ont du mal à mesurer les tortillons, il est probable que nous étions certainement plus proche des 20km.

Podium M1 : mais où est le 1er?

Podium M2 : mais où est le 1er?

Résultats des Galopins sur le Trail long de 19km :
Nicolas Venne se classe 7ème en 1h32’09” et 3ème M1
Franck Cervantès se classe 15ème en 1h36’04” et 3ème M2

Le Marathon de Montauban

Une affiche très originale pour ce marathon

Lorsque j’ai préparé mon calendrier marathons pour l’année 2018, j’avais bien relevé que ce week-end était l’occasion d’un petit défi comme je les aime. Enchaîner deux marathons en deux jours, je l’avais déjà fait que ce soit l’an dernier avec Royan et Nantes ou encore en 2014 du côté de Clonalkity en Irlande. Mais cette fois, il y avait une petite dose de piment supplémentaire avec la réduction de l’espace temps puisque le Marathon de Bordeaux se déroule en nocturne. Un temps, ce challenge semblait séduire mon ami Samuel mais qui finalement se défilera. Proposé à Christophe, je n’ai pas eu les arguments suffisants pour le convaincre de m’accompagner dans ce périple. Même seul, je restais motivé au grand désarroi de Mireille qui n’approuvait pas  cette nouvelle folie même si elle décidait de m’accompagner. Ce n’est qu’il y a quelques semaines que je réalisais qu’un nouveau paramètre allait encore compliquer mon entreprise. Ce maudit changement d’heure que je dénigre depuis bien longtemps allait intervenir justement dans cette nuit encore davantage écourtée. Qu’à cela ne tienne, je composerai avec cette nouvelle difficulté.
De retour à domicile après le marathon de Bordeaux, je réalise vraiment que la lutte contre le temps va être serrée. Je regarde la pendule qui affiche déjà 1h15 et je sais qu’en fait il me faut l’avancer d’une heure pour planifier un départ vers Montauban à 5h30 nouvelle heure qui nécessite un lever à 4h45. Je choisis donc de privilégier le repos et me couche à la sortie de la douche. J’avais prévu un encas de récupération que je sacrifie à la fois pour gagner du temps de sommeil mais aussi par manque d’appétit à cette heure de la nuit. Une chose est de se coucher mais une autre est de s’endormir. Est-ce l’effet de l’excitation du marathon bordelais qui n’est pas encore retombée ou bien les doutes sur ma capacité à renouveler cet effort? Le sommeil ne vient pas et lorsque je commence juste à somnoler, je me réveille en sursaut en croyant avoir manquer l’heure.  Je me lève en me disant qu’au moins, j’ai reposé mes jambes qui d’ailleurs ne me donnent pas de signes inquiétants. Nous voilà donc en route pour Montauban sous une météo toujours aussi triste. L’autoroute est déserte et le voyage se passe bien.

Lors de la cérémonie des Run d’Or 2018 à Bouliac, j’avais rencontré Jacky qui semblait intéressé par mon parcours de marathonien. Lorsque je lui évoquait mon idée d’enchaînement, il me confia que Errea, la marque dont il est le représentant pour le sud-ouest, était partenaire du Marathon de Montauban et qu’il pouvait par conséquent m’offrir le dossard. Par la suite, il me proposa même de devenir Ambassadeur de la marque Errea sur quelques courses prévues à mon agenda. C’est donc dans ce nouveau rôle et paré d’une belle tenue que je me prépare pour la deuxième étape. Ici, ce n’est pas la foule de Bordeaux et comme seuls les marathoniens sont conviés au premier départ à 8h30, il n’y a pas de bousculade sur la ligne. Je ne sais pas trop quel rythme adopter mais dès les premières foulées, les sensations sont étonnamment bonnes et je me glisse derrière le petit peloton qui suit les meneurs d’allure 3h30. Je préfère être dans un groupe et je me dis qu’il sera toujours temps de rectifier si la situation l’exige. Le marathon est composé de deux boucles identiques. La première partie du circuit ne présente vraiment pas d’intérêt et je me réjouis vraiment d’avoir de la compagnie. Puis nous revenons en centre-ville avant de nous engager sur des chemins le long du Tarn. Il y a quelques petites buttes sur lesquelles je décroche un peu du groupe mais j’ai la surprise de pouvoir revenir sans trop forcer dès que le profil se radoucit.

Une allure décidée qui masque la fatigue

Avant la mi-parcours, nous passons sur le Pont-Vieux et c’est à ce moment que je me raisonne pour réduire mon allure afin de gérer cette deuxième boucle que j’appréhende un peu. J’aperçois Mireille au dernier moment et je lui indique que je commence à sentir la fatigue. Mais je ne croyais pas si bien dire et en quelques kilomètres, c’est un véritable coup de massue qui me tombe dessus. J’ai l’impression de ne plus avancer, je n’ai pas de douleur mais je suis anéanti, comme privé d’énergie. Je vois mon rythme fondre comme neige au soleil et je commence à compter les kilomètres qui défilent beaucoup moins vite dorénavant. Je tente de recharger les batteries aux ravitaillements avec quelques sucreries mais rien n’y fait. Je me résigne en voyant des concurrents me doubler sans que je puisse avoir le moindre espoir de m’accrocher. Ils sont bien longs ces derniers kilomètres et c’est avec mes ultimes ressources que je me motive pour rester sous les 4h00 à l’arrivée.  

Il a fallu aller la chercher cette médaille

Je retrouve Mireille qui me conseille judicieusement de profiter du massage qui va me permettre de m’allonger et de récupérer un peu de force. Je ne suis guère vaillant et à peine capable d’ôter mes chaussettes. J’apprécie ce moment de répit tout autant que les mini saucissons du ravitaillement d’arrivée. Ce n’était pas facile mais je l’ai fait. Pas du tout comme je l’avais prévu mais qu’importe. En reprenant la route, il nous semble plus prudent de faire une halte sur la première aire d’autoroute et cette fois, je n’ai aucune difficulté à m’endormir. Une bonne sieste réparatrice avant un retour sous les airs entraînants de Massilia Sound System et son “Dimanche aux Goudes”, notre titre fétiche du moment. Un grand merci à Mireille qui a été à mes côtés pendant toute cette belle aventure et qui a pris soin de moi.

Deux médailles de plus en un week-end

Résultats des Galopins sur le Marathon de Montauban :
 Olivier Meslier se classe 131ème en 3h59’07”

Catégorie(s) : Les récits