Les Galopins Brédois

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Challenge d’Ossau 2009 : Déjà 3 étapes

14 juillet 2007 par Olivier · 3 commentaires

Le Challenge d’Ossau, c’est mieux qu’une carte postale de la région, c’est un véritable guide qui permet, en 4 étapes, de mieux connaître cette magnifique vallée d’Ossau tout en s’affrontant à la montagne… et d’en tirer les leçons…
Etape 1 - Tout commence à Rébénacq, charmante bastide béarnaise à l’entrée de la vallée, ensoleillée en ce samedi de mi-mai. La récompense de la Ronde du Pic, un T-shirt 64 noir avec des inscriptions jaune fluo du plus bel effet, m’est remise avec le dossard. Pas très motivant, mais je prendrai tout de même le départ, car c’est mon premier challenge, et que c’est aussi l’objectif de ma saison. Le parcours se compose de 2 boucles autour du Pic, depuis le centre de Rébénacq, de manière à couvrir 15km. Des passages agréables dans et autour du village, en particulier l’emprunt en file indienne d’une passerelle étroite, et une sacrée difficulté aux 3ème et 10ème km : une montée de plus d’un km (plus raide que Béthanie) qui, abordée sans la nécessaire prudence, révèle vite les excès du départ et calme les ardeurs. Ajoutez à cela les premières chaleurs, vous comprendrez que j’ai accompli ma deuxième boucle à une allure très raisonnable et que j’ai terminé la course complètement épuisé en plus de 1h06’. Je termine néanmoins devant Christophe, collègue CPE d’un grand lycée palois, que je commence à m’habituer à retrouver et distancer ici à Rébénacq (il s’était également aligné à l’étape pédestre Pau-Rébénacq de la Pyrénéa triathlon)…
Une entame difficile du Challenge, alors que cette course ne m’était pas inconnue et que je pensais l’aborder en bonne condition physique. L’entre-deux courses sera consacré à la récupération.

Etape 2 - Rendez-vous était donné aux coureurs 3 semaines plus tard aux fêtes d’Arudy pour l’équivalent d’un semi-marathon entre Arudy et Eaux-Bonnes : ‘’Lo Petit Aussalès’’. En ce samedi après-midi de début juin, départ groupé en voiture de Pau avec Christophe, et ses copains Christophe et Cyril. Le deuxième Christophe est un sacré client (1h01’ à Rébénacq) et le repérage de la fin du parcours en sa compagnie s’avèrera utile pour la suite. Quant à Cyril, ossalois de souche, il nous sera efficace pendant l’échauffement pour forcer les barrages des festayres arudyens… Ce ne sont pourtant pas ces joyeux drilles qui me feront rater pour la première fois le départ d’une course ; le départ a été donné alors que j’étais en pleine conversation derrière l’église avec Denis Laffaille… (cela ne l’empêchera pas non plus de remporter l’épreuve avec près de 2 minutes d’avance sur le girondin Sébastien Horrereau). Départ en queue de peloton donc et avec prudence cette fois. La leçon a été retenue : il y a 16 km de chemins plus ou moins plats, et une ascension de 4,6 km de Béost aux Eaux-Bonnes (Béthanie en plus long…). Je mettrai près de 3 km à rattraper Christophe parti aux avant-postes, et je le sentirai collé à mes basques jusqu’au pied de la montée. Sans m’affoler de sa proximité, je profite du paysage et des scènes typiques qui nous sont offertes : les vautours qui surplombent et planent au-dessus des coureurs, le passage dans les villages ossalois au milieu de la transhumance qui ralentit des concurrents pas mécontents de pouvoir en un laps de temps recharger les batteries… La montée vers Eaux-Bonnes (repérée fort heureusement en voiture) se fera ‘’au taquet’’ et me permettra de remonter plusieurs places jusqu’à l’arrivée, franchie en 1h35’ où m’est remis le T-shirt 64 rouge. Récompense méritée même si, avec ma forme de fin de course (à mes adversaires du jour, je dirai sous forme d’intox que j’aurais pu continuer à ce rythme jusqu’à Gourette…), je nourris quelques regrets de ne pas avoir attaqué plus tôt pour creuser les écarts… L’ambiance est bonne dans la voiture du retour, chacun étant satisfait de ses performances personnelles (1h30’ et 1h36’ pour les 2 acolytes Christophe, 1h42’ pour Cyril). Au classement général, l’essentiel est là, je devance toujours mon collègue CPE de 2’10’’…
Pendant les 3 semaines qui suivent, en perspective de l’Ossaloise, je vais m’attacher, tout comme mon collègue, à faire évoluer ma préparation vers un travail de côtes, le parcours annoncé s’annonçant terrible : 25 km avec 920m de dénivelé positif… A ce jeu, il s’avèrera plus efficace que moi.
Etape 3 – Dimanche matin, fin juin : départ de Louvie-Juzon pour Laruns par le Col du Coutchet (1350m). En apparence, vue de profil et sur le papier, la course n’est pas simple : près de 12km de montée, 7 de descente ; seuls les 6 km de plat vers Laruns semblent abordables… L’Ossaloise est l’épreuve redoutée de tous les participants au Challenge. Pour preuve, Christophe (le cador) préfère renoncer à prendre le départ… C’est donc Cyril et Christophe (CPE) que je retrouve motivés et échauffés sur la ligne à Louvie-Juzon, mon organisation personnelle (signe de démotivation ?) n’ayant pas pris en compte le retrait du dossard (et du T-shirt 64 de couleur grise) à Laruns, lieu d’arrivée de la course… Pas d’échauffement donc pour moi, et même si la course est longue, je prends rapidement les devants au départ sur mes compagnons de course. L’ascension annoncée se présente après le km2, et au fil des kilomètres, les difficultés vont s’annoncer : impossible de trouver un rythme régulier, coup au moral lorsque Christophe me rattrape avant le ravitaillement du 8ème km. Je n’arrive pas à tenir son rythme, mais il reste en point de mire jusqu’au sommet et je garde l’espoir secret de le reprendre dans la descente. Le panorama offert est toujours aussi splendide, mais le moral n’est pas là… La fin de l’ascension se fait à la marche, car mon rythme de course est encore moins rapide et mon rythme cardiaque dans le rouge… Dès les premiers lacets de la descente de 7 km, je redoute l’apparition de crampes (les mollets et l’arrière des cuisses me ‘’chatouilleront’’ jusqu’au bout). Dans la descente, des concurrents me rattrapent et je dois me résoudre à les laisser filer, s’envoler… La dernière partie, 6 km sur route et en plein soleil, ressemblera à un véritable calvaire. Les brumisateurs installés sur le parcours parviendront si bien à me rafraichir que j’aurai du mal à laisser ma place sous l’agréable douche à mes suivants ! Mais il faut repartir et c’est très difficilement et plus fatigué qu’après un marathon que je franchis la ligne en 2h22’… plus de 4 minutes après Christophe (Cyril suivra en 2h37 ‘).
Christophe me devance maintenant au classement général : 1’48’’ nous séparent ! Force est de reconnaître que son entraînement, sa motivation, ses efforts, sa persévérance ont porté leurs fruits (appréciation digne d’un conseil de classe - encouragements ou félicitations ?!). Des progrès qui le placent en 30ème position du classement général et donc dans l’encart spécial sur les 30 premiers coureurs publié le lendemain dans la presse locale. Je suis 31ème….
Un challenge dans le challenge est né, non dénué d’intérêt : celui entre CPE (et même entre les Christophe CPE !) !…. Les vacances arrivent à point nommé pour nous permettre une préparation optimale et un entraînement sur mesure ! Sur ce plan-là, nous partons à égalité ! Mais dans un premier temps, place à la récupération !
Rendez-vous est donc donné à l’Aubisque pour l’étape décisive… De quelle couleur sera le T-shirt ?!

Catégorie(s) : Les récits

3 réponses pour le moment ↓

  • 1 Christophe (l'autre CPE) // 24 août 2009 à 20:24

    Tu n’as pas encore écrit le dernier acte de cette pièce mais par anticipation (sur son écriture), je ne peux que reconnaître ton écrasante victoire qui ne souffre d’aucune contestation !
    Si je n’avais pas atteint mes objectifs ou si j’avais connu la défaillance, j’aurais pu être déçu. Mais vu ta performance, je n’ai aucun regret et c’est avec plaisir que je te félicite de cette double victoire.

  • 2 noel // 27 août 2009 à 11:08

    bravo pour ta perf à l’aubisque, tu vas être en forme pour courir à la rentrée après les élèves (et mes apprentis)
    A la semaine procaine

  • 3 Denis // 3 septembre 2009 à 21:16

    Plus rapide pour grimper l’Aubisque que pour pondre un récit ?!!
    Quant au 1/4 d’heure que tu dois pouvoir grapiller sur l’ensemble du challenge, ben va falloir s’y recoller l’année prochaine : la vallée d’Ossau piaffe d’impatience de voir ça…

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