Les Galopins Brédois

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Goofy Challenge 2009 : 3 médailles à l’arrivée

16 juin 2007 par Olivier · Pas de commentaire

Lors de ma première rencontre avec Georges pour l’édition 2006 du marathon du Médoc, celui-ci m’avait immédiatement parlé avec enthousiasme de ce Disney Marathon en me proposant d’y venir courir en lui rendant visite par la même occasion. A l’époque, cette idée m’avait semblé peu réaliste. Il faut dire que mon expérience de marathons internationaux  était encore à néant et que la culture Disney m’était tout à fait étrangère pour ne pas dire plus. Je crois que le déclic s’est produit lorsque j’ai gagné ce concours avec le voyage pour le marathon de New-York 2007 à la clé. Dès mon retour en France, j’ai regardé d’un autre œil les marathons américains avec l’idée bien ancrée de très vite retourner courir outre Atlantique. Les liens d’amitiés entretenus avec Georges depuis cette première rencontre ont bien sûr été au centre de ma décision lorsque j’ai franchi le pas en m’inscrivant au Goofy Challenge 2009 près d’un an à l’avance pour être certain de faire partie des 500 heureux élus. Les témoignages sur Courir Le Monde  ne pouvaient que me confirmer que c’était un excellent choix.

Inutile de préciser que pour une destination comme celle-ci, Mireille et les enfants étaient plus qu’emballés et c’est donc un plan de vacances en Floride que nous avons construit autour de ce Goofy. Là encore, Georges a été un guide et un organisateur plus que parfait.

Pour en revenir au Goofy, je voudrais avant tout préciser que le fait d’enchaîner un semi et un marathon en 2 jours ne relève absolument pas d’un exploit mais plutôt d’une expérience inédite et amusante. Les difficultés se situent plus à mon avis dans le contexte que dans l’épreuve elle-même. Etre à Orlando, c’est s’ouvrir au monde de Disney et donc parcourir les parcs et les attractions ce qui n’est pas, je l’avoue, de tout repos. Le deuxième point qu’il ne faut pas sous-estimer est l’horaire particulier des 2 épreuves. Un départ à 5h50 avec des navettes en bus depuis les « resorts » entre 3h00 et 3h30 qui nécessite un réveil vers 2h30 pour les 2 journées impose des nuits très écourtées.

L’aventure sportive débute dès le jeudi après-midi avec la visite de l’expo marathon et le retrait des dossards en compagnie de Georges. Nous sommes plongés dans l’ambiance et j’éprouve le sentiment de véritablement participer à un évènement sortant de l’ordinaire du marathonien. Manifestement, le Goofy Challenge représente beaucoup aux yeux des américains et les coureurs qui ont opté pour ce doublé font l’objet d’attentions et d’un respect très touchant. Nous sacrifions à la cérémonie du bracelet qui sera le signe distinctif des Goofy. Lors de la remise des dossards, un bracelet de couleur orange nous est fixé au poignet. A l’issue du semi-marathon de samedi, celui-ci est remplacé, dès la ligne d’arrivée franchie, par un bracelet de couleur bleue cette fois qui sera le sésame pour obtenir la précieuse et imposante troisième médaille. Tout au long de ce week-end, avec ce signe apparent, j’ai eu le sentiment que les regards portés vers mon poignet se teintaient d’admiration et je me suis surpris à moi-même chercher, au hasard des rencontres dans les parcs Disney, le symbole de cette confrérie éphémère.

Samedi matin, malgré l’horaire inhabituel, nul besoin de réveil pour être debout et motivé. Les préparatifs sont exécutés le plus discrètement possible afin de ne pas trop perturber le sommeil de la famille. 3h00 du matin, je suis dehors et les premiers cars sont déjà aux arrêts, prêts à accueillir les coureurs. Le fond de l’air est plutôt frais et malgré ma tenue Skins que j’étrenne à cette occasion, je suis un peu frigorifié. Je vais d’ailleurs avoir froid assez longtemps car aucun abri n’est prévu pour les coureurs dans le village de départ près du centre d’Epcot où le bus me dépose avant 4h00. Nous nous retrouvons entassés dans la tente de vente des articles griffés Disney à rechercher un peu de chaleur. Je retrouve Cécile de CLM avec qui je suis désormais habitué à courir sans que nous ne nous soyons donnés de lieu de rendez-vous et c’est auprès du groupe de la « Charity » de Georges que nous effectuons nos ultimes préparatifs. La photo CLM est dans la boîte, les sacs déposés à la consigne et il est plus que temps de se hâter vers le départ qui se situe plus loin que nous ne l’imaginions. L’hymne américain est déjà achevé quand nous entrons dans notre coral juste à temps pour le départ. Nous n’avons pas de stratégie de course bien définie si ce n’est de profiter pleinement de cette mise en jambes en gardant présent à l’esprit que nous avons un marathon à courir le lendemain. A l’instinct, nous nous retrouvons sur un rythme de 8’30 au mile qui semble confortable et raisonnable. Que dire du parcours ? En dehors de la joyeuse traversée du parc Magic Kingdom encore vierge de visiteurs à cette heure matinale, nous empruntons de larges voies certes très pratiques mais un peu dénuées d’intérêt. Je suis impressionné par la forte représentation féminine qui détonne par rapport à la situation des courses mixtes en France. En plus ces filles courent à belle allure, tout en papotant avec les copines comme si elles effectuaient le petit jogging du dimanche matin. L’horaire matinal a aussi ses côtés positifs. Nous profitons de la fraicheur d’une journée qui va aller en se réchauffant tout en préservant l’emploi du temps familial.

Tout comme moi, Cécile a pris son appareil photo et nous prenons un vrai plaisir enfantin à poser en compagnie des personnages de Disney qui  sont postés le long du circuit. Les 13 miles passent très vite et c’est déjà l’arrivée à Epcot où un monceau de médailles à l’effigie de Donald attend les coureurs. Même si le chrono de 1h52 n’est pas extraordinaire, il me satisfait pleinement dans ce contexte d’amusement et me place quand même 1106ème sur 12500 coureurs et 1er français (bon d’accord on était que deux !). Juste le temps de procéder à l’échange de bracelet et je remonte dans le bus qui me ramène à l’hôtel. La journée ne fait que débuter et c’est aujourd’hui Hollywood studios qui est au programme.

Deuxième round avec le marathon du dimanche. Cette fois, avec l’expérience, je m’accorde un petit supplément de sommeil et renonce à être dans le premier bus. Il fait bien moins froid et la journée s’annonce une nouvelle fois radieuse. J’ai remis ma tenue Skins et je crois bien être le seul marathonien du peloton à avoir jambes et bras couverts. En avançant dans la matinée, je ne parviendrais pas à percevoir ce fameux effet de fraîcheur vanté par la marque australienne et en serait réduit à retrousser mes manches.

Mais revenons-en au début. En apparence, tout semble identique à la veille : Même zone de départ, même organisation et la différence du nombre de coureurs ne saute pas aux yeux. Les 3 mêmes CLM sont au rendez-vous mais cette fois, nous avons droit à un feu d’artifice à la fin de l’hymne américain pour lancer le départ. Placés dans le coral A, nous sommes très près de la ligne et bien que partis sur un rythme légèrement inférieur à la veille, nous verrons passer les meneurs d’allure de 3h30 puis de 3h40 sans que nous vienne l’idée incongrue de nous y accrocher. Le semi-marathon ne semble pas peser dans les jambes et je propose à Cécile d’envisager une arrivée en moins de 4h00 afin de bien débuter son périple du seven continents. Question ravitaillement, ils ont fait très fort. Je n’ai pas compté les postes mais sans aucun doute bien au-delà du nombre habituel requis sur la distance. La technique américaine semble implacable en la matière et je retrouve l’ambiance new-yorkaise chez les bénévoles avec un premier front qui s’époumonne aux cris de « Gatorade » et le second plus sobrement avec « Water ». Egalement à notre disposition, des points spécifiques bananes et d’autres avec gels énergétiques aux parfums divers sans oublier les bâtonnets de vaseline. Cette fois, la distance permet de couvrir plus de parcs et donne véritablement l’esprit Disney à l’épreuve. Si nous étions restés un peu sur notre faim hier, le marathon ouvre les portes d’Animal Kingdom, d’Hollywood studios d’Epcot en plus de Magic Kingdom que l’on revisite avec plaisir. Toujours armés de nos appareils photos, nous complétons notre collection de personnages Disney. Pour ma part, je suis ravi de poser aux côtés de Porcinet et d’accomplir ainsi la mission principale qui m’avait été confiée par Maëlle, fan inconditionnelle de celui que l’on nomme ici Piglet. Côté anecdote, nous rencontrons un marathonien jongleur qui va courir les 42 km tout en réalisant un jonglage à 3 balles.

Ne vous méprenez pas quand même, entre ces séances photos, il nous arrive de courir et même si Cécile rechigne un peu à maintenir le rythme pour tenir l’objectif initial, nous sommes sur un bon tempo régulier. La chaleur se fait désormais sentir et je me promets de désormais réserver les manches longues aux épreuves sous température hivernale. Nous avons droit à un aller-retour sur une longue ligne droite bien exposée au soleil. Le final est de toute beauté passant tout d’abord dans une zone bords de lacs très carte postale et traversant ensuite la partie d’Epcot où sont représentés les différents pays du monde. Je file un peu devant afin de pouvoir immortaliser sur l’écran numérique l’arrivée de la première des sept étapes de Cécile autour du monde. Voilà pour faire taire les mauvaises langues qui avaient colporté la rumeur que j’avais manqué de galanterie en distançant Cécile sur le dernier km. Résultat : 4h06’ et 1381ème sur 15000 coureurs mais cette fois il y a un français devant moi et c’est un marseillais qui a couru en 3h15’.

C’est donc avec deux nouvelles médailles rutilantes autour du cou que je me dirige vers le bus dans un bruit de quincaille. Le séjour se termine, la page de l’album Disney se referme, la magie a bien fonctionné et ce Goofy occupera désormais une place importante dans mon musée personnel. J’ai pris un réel plaisir à découvrir l’univers Disney au travers de ces épreuves.

Ce récit est bien réducteur par rapport à l’ensemble du délicieux séjour que nous avons passé en Floride et il ne m’est pas possible de restituer ici tant de bons moments passés au pays des alligators. Aux futurs candidats Galopins  du Goofy, je laisse le soin de découvrir les mille facettes de cette très belle région.

Je termine par une dédicace spécial pour notre hôte Georges et sa famille. Merci pour votre disponibilité et votre gentillesse. Thank you mister Georges pour cette découverte de la cuisine libanaise. Désormais le mezzé aura sa place dans nos menus et nous tenterons tes recettes de houmous, de zaatar, de taboulé et autre fattouche.

Olivier

 

Catégorie(s) : Les récits

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