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Marathon de Boston 2014 : Boston Strong

25 juillet 2014 par Olivier · 2 commentaires

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C’est bien vrai, nous sommes à Boston !

De multiples raisons sont réunies pour que le Marathon de Boston occupe une place tout à fait particulière dans le cœur des marathoniens. Boston c’est avant tout une institution qui se revendique à juste titre comme le plus ancien marathon au monde avec une première édition qui se déroula en 1897 avec 18 participants et qui a vu pour ce 118ème opus plus de 36000 coureurs s’élancer sur un parcours où étaient massées 500 000 personnes hurlant leurs encouragements. Classé dans le très fermé World Marathon Major, l’épreuve fait la fierté des habitants du Massachusetts et après l’attentat qui a endeuillé l’arrivée de l’édition 2013, leur réaction s’est matérialisée au travers de ce slogan volontaire « Boston Strong ». C’est donc dans un contexte de forte émotion mais aussi de grand enthousiasme que nous entamons ce séjour aux USA en compagnie de Laurence et Jean-No avec qui nous avons désormais nos habitudes de voyage.
A titre personnel, le marathon de Boston constituait le 3ème et dernier volet de mon triptyque des 3 B (Barcelone/Berlin/Boston) et je dois bien avouer ma fierté d’avoir obtenu le sésame via une qualification au temps plutôt que de passer outre en payant un package chez un Tour Operator. Bref, autant dire que mon excitation semblait encore plus grande qu’elle ne l’avait encore jamais été à l’approche du rendez-vous.
Après un voyage sans histoire au-dessus de l’Atlantique et des formalités douanières toujours très longues à l’aéroport nous faisons connaissance avec l’antique métro de Boston pour rejoindre notre hôtel situé en bordure de la Charles River.
L’avantage du décalage horaire, c’est que nous étions réveillés bien tôt pour aller découvrir en courant ces rives et malgré l’heure très matinale, nous n’étions pas les seuls coureurs. Tout au long du séjour, nous allons être impressionnés par le nombre de coureurs à toute heure et avec beaucoup de femmes.

La remise des dossards au Marathon Expo

Après cette entrée en matière, direction le Marathon Expo, passage obligé pour la traditionnelle remise des dossards. Tout est parfaitement organisé et même les mesures de sécurité, visiblement renforcées, ne troublent pas une mécanique bien huilée. Nous ne résistons pas aux joies du shopping dans cet immense espace commercial dédié aux coureurs.
Après un premier repas typiquement américain fait de burger et de bière, nous partons à la découverte de cette ville en suivant le fameux Freedom Trail, une ligne rouge qui passe devant les lieux historiques essentiellement dédiés à la révolution américaine. Nous apprécions le charme de cette cité qui sort des clichés habituels US. Ici ce ne sont pas les gratte-ciel et les rues rectilignes de New-York mais un quartier comme Beacon Hill nous a enchanté avec ses ruelles pavées que bordent de ravissantes et très chics maisons victoriennes.

Retrouvailles avec l’ami Moulay au Marathon Expo

Lundi 21 avril, jour du Patriots’Day mais surtout jour du marathon. Nous partons avec Jean-No vers Boston Common, lieu de parking des bus scolaires jaunes qui nous amènent vers Hopkinton et la ligne de départ. C’est ici que nous pouvons une nouvelle fois admirer une organisation sans faille avec un ballet de bus réglé au millimètre qui nous permet d’être en quelques minutes assis, certes pas très confortablement, et surtout en route vers notre destination. Tout au long du parcours, la police assure le passage prioritaire de l’interminable file de School bus. Arrivés à destination, le flot des marathoniens se déverse vers les espaces d’attente où nous pouvons profiter des stands de ravitaillement largement approvisionnés en liquide et solide.  Les appels des vagues de coureurs s’égrènent et quand vient notre tour c’est sans bousculade que nous rejoindrons nos couloirs respectifs. J’y rencontre tout d’abord un chinois qui arbore un t-shirt du Club 100 Marathon puis ce sera un japonais centenaire aussi, je suis en pays de connaissance.

Un collègue centenaire venu de Chine

Et puis c’est le départ, moment intense où les frissons me parcourent et ce n’est pas le froid puisque la température est douce à cette heure de la matinée. Là encore ni bousculade ni  encombrement mais un flux régulier de coureurs qui adoptent d’emblée le rythme pour lequel ils ont validé leur inscription. Avec une première partie du parcours plutôt descendante, je suis bien en jambes dans un tempo flirtant avec le 12km/h, bien décidé à rester prudent pour l’instant. L’ambiance est comme prévue incroyable, il y a du public sur chaque mètre du parcours qui hurle et nous porte littéralement. Cet enthousiasme est totalement communicatif et c’est l’ensemble du peloton qui arbore un sourire rayonnant. Les mains se tendent vers nous, nous sommes les héros du jour accompagnés par les Go, Go, Go scandés inlassablement. Avec un passage au 10ème km en 47’, j’ai déjà pris mon rythme de croisière.  Je me sens bien, profitant un maximum du spectacle offert tout en restant concentré sur un objectif chronométrique à la fois raisonnable mais performant. J’ai en effet à cœur de courir ce marathon  dans un temps qui respecte peu ou prou la performance qui m’a permis de valider mon inscription. C’est un challenge tout à fait personnel que je me suis fixé.
Pourtant, j’entends les cris qui annoncent le passage de Wellesley Collège et son fameux Scream Tunnel. Comment résister aux appels de ces milliers de jeunes filles déchainées qui nous demandent de les embrasser ?    J’oublie le chrono quelques instants et je m’arrête bien volontiers pour claquer quelques bises (chastes, je t’assure Mireille) à certaines de ces demoiselles et prendre des photos de cet incroyable enthousiasme juvénile.

La folie du passage à Wellesley College

Les tympans encore meurtris après ce passage fort en décibels, le marathon reprend ses droits avec quelques nouvelles collines qui se présentent à nos foulées. Ce n’est pas un parcours très roulant avec ces célèbres Newtons Hills. Certes, ce marathon reste non éligible à la validation des records mondiaux en raison du dénivelé négatif trop important entre les points de départ et d’arrivée mais  en revanche, les côtes sont légion. Je reste, malgré ces difficultés, dans un bon rythme avec un passage au 30ème km en 2h22 et toujours de bonnes sensations à l’approche de la redoutée Heartbreak Hill. L’environnement devient maintenant plus urbain à l’approche de l’arrivée. Je guette le bas-côté droit où j’imagine que Mireille et Laurence seront positionnées pour prendre la photo de leur champion mais dans cette foule compacte, je ne les verrais finalement pas  et elles non plus n’arriveront pas à me repérer.
Je ressens une montée d’adrénaline pour cette ligne droite d’arrivée et je ne sens plus la fatigue. Je souris, lève le bras pour saluer ce public si chaleureux et je passe sous l’arche en 3h24’ heureux!

Et voilà, c’est fait ! 

Je reçois la médaille avec la licorne et je rejoins le point de rendez-vous que nous nous étions fixés. Jean-No m’y rejoindra quelques minutes plus tard pour m’annoncer qu’il a fait le même temps que moi mais à distance puisque nous n’étions pas dans le même coral et qu’il est parti quelques minutes avant moi.  Les filles arrivent ensuite, un peu déçues de m’avoir manqué sur le parcours mais toujours aux petits soins pour nous. Après un peu de repos à l’hôtel, nous nous mettons en recherche d’une table dans un restaurant pour fêter nos médailles mais ce sera difficile tant les établissements sont pris d’assaut par les marathoniens. Nous trouverons finalement un petit établissement  où nous pourrons abreuver de bière nos gosiers asséchés.

Les deux compères toujours prêts pour la pose

La séjour se poursuivra avec une très belle journée dans la presqu’île de Cape Cod où nous retrouverons Pierre, Dany, Moulay et sa famille. Depuis le temps que j’imaginais cet endroit au travers de la lecture des romans américains qui y font très souvent référence, je n’ai été absolument pas déçu. Dans un environnement privilégié, nichent des propriétés magnifiques sans doute réservées à de riches bostoniens qui viennent y passer leurs vacances.

Détente post marathon à Cape Cod

Le lendemain, nous débuterons tôt la journée par un dernier footing en bord de Charles River. C’est ensuite dans le centre commercial jouxtant notre hôtel que nous irons profiter des prix avantageux pour dépenser nos derniers dollars. Ce sera ensuite le moment de rejoindre l’aéroport et d’effectuer le voyage du retour avec dans la tête tous ces beaux souvenirs. Sans oublier d’avoir pris date pour un prochaine rendez-vous aux USA qui pourrait bien être Chigago en 2016.

Olivier

A la votre et à ce beau séjour !

On ne quitte plus nos médailles

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2 réponses pour le moment ↓

  • 1 cluzeaud-bourgade // 26 juillet 2014 à 10:01

    quelle superbe aventure ! c’est toujours aussi sympa de lire vos récits les Galopins .

  • 2 El Palmero // 26 septembre 2014 à 13:59

    Petit coquin tu t’es bien régalé en claquant tes bises “chastes” … à d’autres coquinou va!!!

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