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Marathon de Nantes 2014 : Au pays de Bobosse

4 août 2014 par Olivier · 2 commentaires

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Avec l’ami Thierry dit Bobosse !

La phase de construction du planning des marathons pour l’année est un moment assez particulier mais très excitant. Il y a tant d’épreuves qui me font les doux yeux que mon calendrier ne compte bientôt pas assez de week-end pour épancher ma soif inextinguible. Mais la raison doit vite intervenir pour modérer ce que d’aucuns considèrent comme une dépendance maladive.
C’est cette bouffée de sagesse qui m’avait poussé à rayer de mes prévisions 2014 le marathon de Nantes même si le souvenir des bons moments partagés sur l’édition 2013 était encore bien vivace. Un atterrissage à Roissy depuis Boston prévu pour le jeudi qui serait vraisemblablement suivi d’une phase troublée de Jet Lag, voilà des conditions guère propices à envisager un déplacement serein dès le samedi en pays Nantais. Soit, mais alors comment expliquer que lorsque j’ai reçu ce mail du sponsor principal me proposant un jeu pour gagner un dossard, je me sois précipité pour y participer ? Et comment comprendre cette joie non contenue à la réception du second message d’Odlo m’annonçant que j’étais l’heureux gagnant du précieux sésame.
Mireille, beaucoup moins séduite par ce projet mais résignée me laissait vivre seul ce nouvel épisode. Pris d’un élan éco-citoyen je m’inscrivais sur Blablacar, le célèbre site de co-voiturage et ne tardait pas à trouver de la compagnie pour ce trajet entre Bordeaux et Nantes.
Une fois sur place, je file récupérer mon dossard gratuit au Marathon Expo et retrouver l’ami Thierry, local de l’étape et psy préféré des CLM. Faut dire qu’il a du boulot Thierry avec tous les furieux de la bande !
Le repas bien chaleureux, pour une fois sans pâtes mais dans un restaurant au nom prédestiné se termine par un digestif offert par le patron. Comment refuser ?

 

Choix d’un restaurant au nom très approprié !

Barbara l’a chanté et ce dimanche matin, il pleut sur Nantes. Je reste à l’abri au Parc des Expositions et ne file au petit trot vers la cathédrale, lieu du départ, qu’au tout dernier moment. Du coup, je ne repère aucun CLM mais passe malgré tout un moment avec mes collègues centenaires Claudine et Pierre. La pluie redouble alors que nous sommes dans le sas de départ. J’ai beau penser à Tony et me dire que je vais me régaler mais le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin.

 

Départ et grimace sous la pluie pour ce marathon de Nantes

Une fois lancé, il faut bien dire que la pluie devient vite moins désagréable mais elle a un étonnant pouvoir d’accélérateur de rythme. En revanche, le vent qui souffle fort par endroit, surtout quand il est de face, est nettement moins bénéfique. Je ne sais pas si c’est le désir d’en finir plus vite pour se mettre à l’abri mais je me surprend à être à la même allure que 6 jours plus tôt à Boston alors que j’avais bien l’intention de lever le pied. Mais comme les jambes ont l’air de répondre, pourquoi se priver? Le parcours a été légèrement modifié mais reste très urbain avec 2 boucles quasiment identiques. Les nombreux spectateurs qui ont courageusement bravé les éléments nous soutiennent et nous en avons bien besoin dans ces conditions météo à ne pas mettre un marathonien dehors. Nous passons une première fois sur l’île aux machines et je dégaine l’appareil photo pour tirer le portrait à cet étonnant éléphant.

 

Passage sur l’Ile aux Machines et son célèbre éléphant

Au fil du parcours nous enchainons les traversées de pont avec à chaque fois de brutales bourrasques de vent latérales qui déstabilisent. La traversée du Jardin des Plantes nous réserve un passage boueux digne d’un trail . Je retrouve par hasard deux coureurs qui fréquentent assidument  la piste du stade de Canéjan le midi et nous restons un moment ensemble dans le peloton fourni qui suit les meneurs d’allure 3h30. Mais comme je n’apprécie pas trop de courir dans un groupe aussi dense, je choisis de passer devant même si je me retrouve bien plus exposé au vent.  La pluie s’est désormais un peu calmée mais je suis trempé des pieds à la tête. Les jambes tournent bien mais sont nettement moins légères qu’au premier tour. De retour en ville, je guette Thierry qui, faute de pouvoir courir ce marathon, s’est proposé pour m’accompagner sur les 7 derniers km. Après un passage sur la Place Royale et ses pavés glissants, je l’aperçois qui trépigne d’impatience. Il s’accroche à ma foulée et me redonne un petit boost bienvenue. Un coureur m’interpelle sur ces derniers km, il me connait par mes récits sur le site des Galopins Brèdois. Voilà qui me fait bien plaisir, moi qui ai souvent le sentiment de n’écrire que pour quelques rares visiteurs. Le tapis rouge est proche et je saisis la main de Thierry pour franchir la ligne d’arrivée en 3h28’ avec un grand bonheur et beaucoup d’émotion partagée. Je récupère le très beau t-shirt finisher et je dois rapidement filer vers Bordeaux sans même le temps de partager le traditionnelle bière d’après-course. Finalement, malgré ces conditions, je tire un bilan très positif de mon 8ème marathon de l’année 2014 avec un chrono tout à fait honorable.

Olivier

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2 réponses pour le moment ↓

  • 1 MEYNARD Patrick // 5 août 2014 à 6:46

    Congratulations OLIVIER !

    Très bon commentaire ,détaillé juste ce qu’il faut !!
    Tu es increvable ,j’espère te voir pour le 30 ème du Médoc !!! Mon site ,via FCB étant de plus en plus visité,il faudra que l’on se cale avant la fin de l’année pour faire un mix de ton année .Bien à Toi .Patrick

  • 2 El Palmero // 26 septembre 2014 à 13:54

    Comme toujours je me régale en lisant les récits de Maître Bikila! Merci pour ta pensée du départ! Un final avec Éléphant Man dans le pays de Lulu la Nantaise, c’est quand même quelque chose!!!

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