
C’est bien là l’arrivée?
S’il n’y en avait qu’un …
C’est fait me voici au départ de ce marathon mythique qui fait tant parler. Avant cela j’avais du, dans une interminable attente, insister auprès de l’agence de voyage pour que mon numéro 97 sur liste d’attente se transforme en inscription définitive. En juillet c’est ce qui s’est passé avec une inscription express et une joie immense.
Jeudi 29 novembre, départ de Paris, le trajet est un peu long mais l’arrivée à notre hôtel (en plein centre de Manhattan) fait tout oublier. Vendredi et samedi seront consacrés à la visite des quartiers de Manhattan (Central Park, Musée de Guggenheim, Soho, Chinatown, Little Italy,…), 2 jours de marche intensive qui se termine par un match de NBA les Knicks de NY contre Philadelphia, un vrai spectacle qui se terminera tard le soir. Bref comme vous le voyez des conditions idéales pour faire un marathon…
Dimanche 1er novembre : Nous y voici, j’avais déjà senti en allant retirer le dossard que quelque chose de particulier se préparait et c’est en arrivant vers 6h du matin dans le périmètre d’attente que j’ai compris. Certes il fait froid, il pleut, nous avons 4h à attendre avant le départ, certes j’ai mal partout avec ces 2 jours de visites et je suis préoccupé par cette douleur aux côtes qui m’a fait arrêter ma préparation depuis 1mois mais j’y suis et très heureux en plus. Entre plusieurs café pour ce réchauffer, je passe mon temps à discuter avec Olivier mon cousin qui est de la partie et Paul un canadien que nous avons rencontré autour d’un groupe électrogène qui nous réchauffe un peu.
L’heure du départ approche, les hélicos passent régulièrement sur nos têtes, nous avançons jusqu’à la ligne de départ, génial je me rends compte que je serais sur la voie supérieure du pont Verrezano, à 200m du départ l’émotion est très forte, l’hymne américaine retentit et Franck Sinatra entame son célèbre New York, New York, le pistolet envoie une des vagues des 44000 coureurs sur les routes de NY et sur le pont Verrezano.
J’y suis, sur ce pont entre les hélicos de chaque côté et ce premier km ou l’on se pince pour se dire que ce n’est pas un rêve, en fond un Manhattan plein de grattes ciels, une course qui frôle à la démesure commence. On oublie, les 2 jours de marche, la côte et le reste, on se fait porter par la foule et les regards de tous ces coureurs comme moi heureux d’y être.
Nous voici à Brooklyn, des milliers de spectateurs, des concerts de musique, des enfants qui vous tendent la main, un bruit permanent tout le long de la course et de bonnes sensations en ce début de course.
C’est ça le marathon de NY une démesure, un rêve américain, Sunset Park, Queens, le Bronx, chaque quartier vous accueille avec son style de musique, au total plus de 1 million de spectateurs le long de la course comment ne pas se sentir bien dans ces conditions.
Et me voici déjà à Harlem enfin quand je dis déjà c’est 3h30 après le départ, mais tout passe vite, je me crois capable à ce moment de finir sous les 4h alors j’avance, je croise Nathalie 2 fois ce qui demeure un exploit et me redonne du courage car j’avance, j’avance mais au 38 je sens que j’ai tout donné et que ce mois sans entrainement sera fatidique. Alors sur la 5ème avenue, je ralentie et j’en profite après tout c’est tellement beau et j’ai envie dans prendre plein les yeux.
Virage à droite c’est fait je rentre dans Central Park, j’ai l’impression qu’il y a encore plus de monde, « Go, go, comme one ! Allez la France, Good job… », les 4h viennent de passer, je ralentie encore car je n’ai plus que 2km de bonheur, c’est Moras le stade de rugby et là même si je suis allé au bout de moi même je me dis que c’est bien court. Finalement, on aime bien souffrir parfois…
Voici la ligne d’arrivée, un dernier regard, derrière, devant, à droite, à gauche, l’émotion est immense, ce marathon est gigantesque et profondément humain, 50m je tente d’appeler les petits en France pour franchir la ligne avec eux sans sucés, je lève les bras c’est fini, déjà, déjà, on a l’impression de mourir un peu, tant les émotions apportées sur ces 42km195 ont été fortes.
La médaille, flanqué du chiffre 40 pour cette 40éme édition est lourde à porter, il y a dans tous ces regards que je croise, une lumière vive, la fatigue n’existe plus, une seule envie, raconter ce moment d’exception et le partager.
S’il n’y en avait qu’un …
Jean-Marc

Beau temps sur New-York pour les marathoniens
0 réponse pour le moment ↓
Il n'y a pas encore de commentaire mais le formulaire ci dessous vous tend les bras....
Laisser un commentaire