
La foule en liesse à l’arrivée
Le Gursonnais vous connaissez? Moi pas du tout avant de repérer ce nouveau marathon non loin de chez moi pourtant. C’est sur la riante commune de Villefranche de Lonchat que se situe la base de loisirs qui sert de point de départ et d’arrivée. Même Tom Tom ne connaissait pas la dite base de loisirs et j’ai du entrer les coordonnées du lieu en latitude/longitude (N 44.9389065/E 0.0754344) dans mon GPS.
Nullement découragé pas les connaisseurs de la région qui me promettaient un parcours tourmenté, je n’envisageais toutefois pas de battre un record ici. C’est donc très décontracté que je me présente sur le ligne de départ. Nous sommes une soixantaine sur le marathon individuel mais avec la trentaine de duos engagés sur le relais, le groupe est conforme à ce que j’avais imaginé en venant ici me relancer après Belvès.
Parti sur un rythme très tranquille, nous avons rapidement la confirmation que le pays bergeracois est vallonné. Le parcours emprunte de charmantes petites routes traversant bois et campagne entre de rares bourgades. Les ravitaillements sont nombreux et bien garnis. Le soleil pointe son nez mais la température reste fraîche et agréable pour courir.
Petit à petit je m’enhardi et ose accélérer légèrement mais les nombreuses côtes me rappellent vite à la raison. Passage au semi-marathon en 1h50, je suis plutôt à l’aise et commence à imaginer un résultat chronométrique final plutôt satisfaisant. Toutefois, à l’approche du 30ème km, les montées deviennent plus difficiles pour des ischios devenus subitement douloureux. Alors qu’il y a peu, je revenais sur quelques rares concurrents, c’est désormais de derrière que je vois arriver des coureurs. Certes, il s’agit pour la plupart de semi-marathoniens qui courent le duo mais je ne suis plus du tout dans les mêmes sensations. Il va désormais falloir composer avec cette brusque fatigue, la foulée s’est raccourcie, le corps s’est penché vers l’avant et le mental s’est branché sur la fréquence “c’est dur mais je vais y arriver”.
Une côte qui me paraît terrible et interminable nous amène au ravitaillement du 40ème km. Je n’ai même pas un regard pour les toasts au foie gras et entame la descente vers le lac de Gurson. Une dernière butte et c’est l’arrivée que je franchis en 3h52’.
La grosse fatigue qui m’envahit ne me pousse pas à profiter de l’après-course qui semble pourtant sympathique. Il y a là de quoi se restaurer de belle façon mais je reste toujours prudent sur les capacités de mon estomac à accepter la nourriture dès l’arrivée.
En conclusion, ce petit marathon a des atouts pour séduire un public qui privilégie les parcours en nature et que la solitude du marathonien ne rebute pas. Pour ma part, j’ai pris plaisir à découvrir cette épreuve qui m’a permis de passer mon compteur personnel à 70 marathons courus.
Olivier

La dernière côte avant l’arrivée
1 réponse pour le moment ↓
1 jean pierre Rieupeyrout // 20 mai 2010 à 10:21
Bonjour
Félicitations
Je voudrais bien participer. Y aura t’il une édition 2011? (mon père est né à Villefranche de L!)
Mais le parcours doit ètre assez rude? Je n’ai pas vu de carte du parcours. Passe t’il par Montpeyroux?
Je viens de faire le marathon du Mont saint Michel. Superbe. Il faudra choisir en 2011.
Amitiés
JPR
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