Les Galopins Brédois

Association de coureurs à pied

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Regard d’une femme de Galopin

30 juin 2007 par Olivier · Pas de commentaire

Les dates étaient notées en rouge (pas d’une pierre blanche parce que ce n’est pas possible) sur le calendrier dans la cuisine : 2 week-ends consécutifs de course avec ses collègues du lycée. Alors, il a bien fallu adapter le programme familial en fonction !

 Dimanche 29 mars : malgré le passage à l’heure d’été, il y a du mouvement de bonne heure dans le salon ; mais en dépit de tous ses efforts (étirements bruyants, va-et-viens dans toutes les pièces), il ne parviendra pas à sortir du lit le reste de la famille.

Il a rendez-vous de bonne heure avec ses équipiers-cuisiniers au Parc Beaumont de Pau pour récupérer le dossard témoin qu’ils auront à amener, à tour de rôle, jusqu’au sommet de Gourette,  point d’arrivée de la Pyrénéa, le triathlon des neiges du Béarn.

 Christophe prendra le départ de l’épreuve et accomplira plus de 18km à pied, de Pau à Rébénacq : moi, déjà en voiture, je trouve ça long, monotone et surtout sans intérêt, alors je n’ose pas imaginer à pied… et en courant !
Voici ses impressions postées sur le forum des Galopins après la course :« Un départ agréable avec un passage sur le Boulevard des Pyrénées et la traversée du Château de Pau. Départ vite oublié dès l’emprunt de la rue du 14 juillet qui nous conduit vers Gan, au milieu des voitures et des gaz d’échappement. Et oui, Olivier s’en souvient, nous empruntons la même voie que le Marathon de Pau 2005, et les bosses sur la nouvelle rocade n’amélioreront pas l’ambiance dans le peloton. Je m’accroche pour rallier Rébénacq dans les temps fixés par notre coach Noël, 1h15. (A l’arrivée, j’apprendrai que je viens de parcourir 18,4km, soit 1km de plus qu’annoncé, je suis donc satisfait de ma performance). »
 
A l’arrivée de sa course, Christophe prend le temps de nous appeler. Il est 10h45 à la nouvelle heure mais ne nous a pas réveillés ! Nous sommes rassurés ! Cette fois, il n’est pas sous la tente de la Croix-Rouge !

Comme il neige à Gourette, nous n’irons pas le rejoindre à la montagne pour pique-niquer à midi, on se fera inviter chez ses parents !

 Ensuite, ses collègues Noël et Alain prendront le relais à vélo et à ski. Suite du récit de Christophe :

 « Noël enfilera rapidement le chasuble témoin 234 et filera à toute allure vers Laruns avant de grimper 14 km du col d’Aubisque : il atteindra son objectif de 1h40 pour 35 km (22 de moyenne).
Quant à Alain, en montagnard chevronné, il montera jusqu’à Cinto (700m de dénivelé+) et redescendra sur Gourette en 1h15, exactement comme le lui avait demandé Noël notre capitaine !
Tout le monde s’est fait plaisir et s’est donné à fond pour l’équipe, que dis-je, le lycée ! Bravo à eux et merci pour cette belle journée dans les Pyrénées en leur compagnie. »

Mon mari est heureux : voilà l’essentiel! Fin de ses impressions de course :
 « Une bien belle épreuve que j’ai découverte aujourd’hui et que je rêve de pouvoir accomplir un jour en individuel. La partie “Course à pied” avait finalement peu d’intérêt (parcours peu attrayant et difficile), mais j’ai apprécié l’ambiance à Rébénacq et Gourette, ainsi que l’organisation bien rodée (très bien le repas d’après-course !)..
S’il me fallait me fixer un objectif raisonnable : l’an prochain je me teste sur la partie Ski (avec des galopins ?) et dans 2 ans, je me lance dans l’aventure seul ! Mais avant, je demanderai l’avis de Noël… »

 

Et l’avis de sa femme, non ??

 Samedi 4 avril, 6 jours plus tard, rebelote ! Encore une course avec des collègues ! La nouveauté, c’est de partir courir la nuit dans la nature : La « Nouste trail » qu’elle s’appelle la course.

C’est David, son collègue triathlète (le scientifique) qui a lancé l’idée de participer à ce trail nocturne (départ à 21h) il y a au moins 3 mois. Comme il avait semble-t-il réussi à enrôler dans son sillage les autres triathlètes du lycée (Alain le charcutier, Valéry le pâtissier), mon Cri-cri avait fini par se décider à courir ce trail (même si pour lui, au départ, faire un trail, c’est pour « profiter des paysages !»), au point de s’équiper spécialement pour l’occasion (chaussures de trail et frontale).

19h : après un repas à base de pâtes (et peu après collation), Christophe est en ligne avec David qui, malade, doit renoncer ; du coup, après le forfait annoncé (et justifié) d’Alain et celui de Valéry (qui s’est aligné aux 10km de Lacq), je retrouve mon mari dans le salon, débardeur Gold du Running Club sur le dos et frontale sur le front, qui scrute le ciel qui se couvre de nuages… A la recherche de motivation, Christophe nous laisse quand même. Il embrasse sa petite famille en précisant qu’il ne serait sûrement pas de retour avant 23h30.

Je passe la soirée avec les enfants à regarder un dessin animé et nous nous couchons aussitôt après. Les enfants trouveront rapidement le sommeil ; quant à moi, la lecture de Max Gallo me tiendra  longtemps éveillée…

A minuit, j’éteins la lumière, Christophe n’est toujours pas rentré ; il ne devrait pas tarder… Il n’a probablement pas téléphoné de peur de réveiller la maisonnée, et du coup je m’inquiète : et s’il s’était perdu sur le parcours, dans la nuit, dans les bois ; et s’il avait fait une mauvaise rencontre, et s’il avait vu l’ours ?! Plus simplement : s’il s’était blessé ?

Je me mets donc à gamberger jusqu’à 1h30, heure de retour de mon chéri champion, qui venait de passer une très bonne soirée. Il s’était attardé pour profiter de la garburade offerte aux participants et était resté jusqu’à la remise des récompenses. Il avait retrouvé les frères Laffaille (encore des profs !) et était resté avec eux avant et après la course (pendant c’est plutôt difficile !).

Il m’explique, en parlant fort, que c’était « une belle course », qu’il n’avait pas plu, qu’il y avait un échauffement collectif derrière les quads dans les rues de Nay avant le départ, que c’était « super » de courir de nuit à la frontale, qu’il avait l’impression de se trouver dans un jeu-vidéo avec le balisage réfléchissant, qu’il avait de « bonnes sensations » puisqu’il avait couru, monté et descendu « toujours au taquet », bref, qu’il était content de sa performance (16ème du 17km pour un dénivelé positif supérieur à 400m).

Fatiguée de ma longue journée et enfin rassurée, j’écoute mon bavard de mari qui ne se rend pas compte qu’il risque de réveiller les enfants ! Ses douces paroles me saoulent, pardon, me bercent… et je tombe vite dans les bras de Morphée… Il est 2h passées !

 Sarah

PS : J’ai jeté un coup d’œil sur le calendrier de la cuisine : 2 triathlons sont programmés avec ses collègues (29 avril à Pau et 31 mai à Mimizan), et il paraît que des rendez-vous avec les galopins cyclistes ou coureurs sont en préparation… Je me prépare donc à affronter à nouveau ces week-ends et envisage de faire un stage à la croix-rouge pour me rendre utile en cas de défaillance de champion…

 

Catégorie(s) : Les récits

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