Les Galopins Brédois

Association de coureurs à pied

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Semi-Marathon de Paris 2008 : Christophe, un Galopin bien entouré

17 avril 2007 par David · Pas de commentaire

24000 coureurs étaient annoncés au départ du 16ème semi-marathon de Paris. Christophe, Galopin égaré dans la capitale nous livre son récit :

Dimanche 2 mars 2008, 8h30, Métro Château de Vincennes. Les transports en commun sont garnis de coureurs à pied et quelques badauds s’étonnent que ce soit  »déjà » le Marathon de Paris… Avec Florence, ma soeur, chaussettes de Snoopy aux pieds, nous retrouvons Sabine, ma cousine cadette, casaque Quechua sur les épaules. C’est une grande première pour les deux cousines qui se sont mis en tête de courir leur premier semi-marathon. Un défi qui dépasse le cadre familial puisqu’elles ont réussi à entraîner dans leur sillage Céline, Anne, David, Manu (et bien d’autres encore), des amis collègues novices sur la distance également. Un regret, l’absence à nos côtés de cousine Valérie, adepte de  »La Parisienne » qui a renoncé au dernier moment ; mais elle a promis de nous venir nous encourager sur le parcours. L’organisation est sans faille : le gatosport a été consommé en 2 temps (train de banlieue puis métro), les affaires déposées à deux pas chez Anne, la ligne de départ regagnée en  »échauffement » à un rythme un peu élevé pour moi. L’équipe se retrouve au grand complet face au château pour une séance photo. Nous nous séparons vers 9h30 pour rejoindre les SAS de départ : au milieu de ces coureurs débutants, avec mon dossard rouge, je passe pour un extra-terrestre… Il va me donc falloir assurer et être à la hauteur… J’entre dans le SAS des moins de 1h35′ vers 9h45. La météo est grise, il fait un peu frais, mais il ne pleut pas : une pensée pour JCD, notre Embrunman qui devait courir ici avec sa société et qui a préféré partir aux Bahamas pour des vacances en famille (comme on le comprend !). Autour de moi, les coureurs parlent du Marathon de Paris : cette course est idéale pour leur préparation. Je pense du coup au trio de Galopins qui sera là à leurs côtés dans 5 semaines : Jean-Marc, Olivier et Didier ont prévu de se retrouver au semi Bazas-Langon, la course classique du Sud-Gironde que j’ai délaissée exceptionnellement. Malgré les 600 km d’écart, combien de secondes me sépareront cette fois d’Olivier aujourd’hui ?… A 10h00 le départ est donné et, grâce au dossard préférentiel, je passe rapidement sous la grande arche. Les premiers kilomètres me permettent de trouver le bon tempo et, entre slaloms et sauts sur le trottoir, j’arrive au Km2 en 8’30 », le temps qu’il a fallu à Sab et Flo pour franchir la ligne de départ… Passage à Nation et au Km5 en 21′ : je trouve Loïc de Bouliac, qui me raconte qu’il était la semaine passée à Saucats et me donne rendez-vous à St-Médard dimanche prochain… Nous sommes Place de la Bastille lorsque la pluie, un léger crachin accompagné d’un léger vent de face, fait son apparition. Le parcours est descendant et la perspective de retrouver Vava qui s’est annoncée du côté de l’Hôtel de Ville me donne des ailes. Peine perdue, j’ai beau dévisager tous les spectateurs, point de cousine. Elle a dû rentrer tard hier soir… Pas bon pour le moral ce lapin ! Les 10 km sont passés en 41′ : Olivier est-il déjà à Coimères (Km10 de BL) ? J’essaie de maintenir mon rythme de course tout en profitant des quais de Seine. Il me semble reconnaître une partie du parcours du Marathon de Paris que j’ai couru en l’an 2000. Peut-être était-ce dans l’autre sens… A partir du 12è kilomètre, et jusqu’au 17è, le dénivelé augmente tellement que j’ai l’impression de courir Bazas-Langon ! Le 15ème kilo est passé en 1h02′ et il me faut forcer pour garder le cap. Les 4 derniers kilomètres, en forêt de Vincennes et en lègère descente, seront agréables. A l’approche de l’arrivée et des photographes de Maindru, des coureurs me font des queues de poissons, bombent le torse, manquant de me faire trébucher… J’en souris mais n’en perds pas pour autant mon souffle pour terminer la course en 1h27’10 ». Une performance que je n’avais pas réalisée depuis 2004, donc une grande satisfaction personnelle qui reflète la forme du moment… L’émulation née en début de saison chez les Galopins n’y est pas étrangère. Dans la zone d’arrivée, les tables de ravitaillements sont garnies et les déchets commencent à s’accumuler au sol. Je retrouve Loïc de Bouliac, qui a terminé en 1h29′. Je rencontre aussi Oliv des CLM, caméra au poing, qui vient de réaliser 1h22′ : dès qu’il pointe son viseur sur moi, je reste pétrifié comme s’il me prenait en photo… L’image restera rush ! Flo, Sab et leurs acolytes ayant annoncé des objectifs de 2h/2h10, je vais rapidement me changer chez Anne, en allure  »décrassage »… Ayant encore quelques minutes devant moi, j’en profite pour filer sous la douche réparatrice… De retour sur l’esplanade, je croise des milliers de coureurs mais ne retrouve que Anne (et un de ses amis) à qui je refile la Quechua de Sabine. Dans l’attente de Flo et Céline, j’occupe le temps à répondre au SMS d’Olivier qui a lui aussi bien couru en Gironde (1h28′), à prendre des photos souvenirs pour des groupes de coureurs, à saluer des béarnais égarés et à penser à ceux qui vont devoir nettoyer la place après le départ des coureurs… Le chronomètre continue à tourner et les coureurs continuent à arriver : après 3 heures de course, je me dis que je les ai manquées… 13h : je me décide donc à regagner notre QG. Toute l’équipe y est rassemblée. Tous ont relevé leur défi et ont mérité leur médaille : David a couru en 1h50′, Sabine en 2h02′, Anne en 2h04′ et Florence et Céline sont arrivées ensemble en 2h08′ ; le reste du groupe a réalisé des performances similaires. Tous ont prouvé qu’ils peuvent courir notre Croisière ; ils seront les bienvenus. Chacun relate son expérience et ses anecdotes. Moqueuse, Flo, à la vue de mon ampoule ensanglantée au pied, me propose sa paire de chaussettes Snoopy pour ma prochaine course… C’est avec regret que nous refusons l’invitation d’Anne à savourer son gratin dauphinois et laissons nos hôtes ; nos chers et tendres supporters nous attendent chez Flo autour d’un couscous : soyez rassurés, cette fois, Valérie n’a pas manqué le rendez-vous !…

Christophe

Catégorie(s) : Les récits

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