Les Galopins Brédois

Les Galopins Brédois header image 2

Week-end de mai tous azimut pour les Galopins

29 mai 2018 par Bikila · 1 commentaire

FacebookFacebook

Voilà un week-end des 19 et 20 mai où l’actualité Galopins a été particulièrement riche et ne s’est pas réduite pas au marathon hebdomadaire de nos deux enragés du bitume 🙂
Pas moins de 4 épreuves où nos couleurs se sont alignées au départ et ceci sous tous les horizons. Serge, Corinne et Didier étaient dans le Cantal pour La Pastourelle, Nathalie en Bretagne pour le Trail du Guerlédan, Rémi en Belgique pour le Beer Lover’s Marathon de Liège et Olivier chez nos voisins de Toulenne pour la Cavale des Rapetou.

La Pastourelle à Salers (Cantal)

C’était la 20ème édition de cette épreuve chère à notre ami Alain Létard. Une manifestation qui s’est fait une renommée grandissante en s’appuyant sur les valeurs du sport, de la convivialité, de la fête et de la mise en valeur du terroir.
Le samedi, c’est Corinne qui ouvrait le bal avec “La Buronnière”, une épreuve réservée aux femmes, longue de 10km avec 200m de dénivelé. Le circuit autour de Salers débute par une partie commune avec celui du Trail pour atteindre le buron d’Ynagnou , point culminant de circuit (1075m). Ensuite c’est une descente avant de traverser le terrain de camping et d’emprunter un chemin bordé de gros murs en pierres sèches. Après un ravitaillement assuré au bas du terrain de camping et le buron de Massou, le circuit nous invite à traverser les pâturages. Il faut ensuite rejoindre le foirail par une section bitumée et gravir ensuite le Puy Salers (950m). L’arrivée est jugée sur l’Esplanade de Barrouze. Corinne s’est parfaitement débrouillée sur un terrain qui n’avait rien de facile et termine 36ème sur 266 arrivantes.

Joli paysage pour cette course féminine

Passage technique

Le dimanche, c’était au tour de Didier et Serge de s’aligner sur le Trail de 53km. Serge nous livre ici son récit :

Salers est une commune française située dans le département du Cantal et la région Auvergne-Rhône-Alpes. Chaque année depuis 20 ans se déroule au mois de mai un week-end sportif et festif. Cet événement propose des épreuves de Trail , du VTT et de la randonnée avec un repas festif pour clôturer la journée.
Sur le Trail il y a plusieurs formules. Après avoir participé deux fois au 32 km avec Didier, cette année nous nous sommes décidés pour passer à la distance reine de 53 km avec 2500m de dénivelé.
En ce dimanche matin, il est près de 8h, il fait beau et pas trop chaud. L’appréhension monte d’un cran, le doute sur la réussite d’un tel périple se devine légèrement sur une photo un peu crispée prise juste avant le début des hostilités. Puis vient le moment du départ, nous sommes environ 750 coureurs sur cette distance. Nous partons très prudemment. Un problème sur mon camelbak m’oblige à m’arrêter dès le premier kilomètre. Une fois ce souci résolu je repars. Il me faut remonter et doubler mais pas trop vite. Il faut gérer son souffle dès le début au risque de vivre une terrible fin de course.
Finalement je me faufile. J’ai de bonnes sensations. Les 10 premiers kilomètres au col de Neronne se passent plutôt bien. Jusqu’au 13ème kilo je connais c’est la même chose que le 32, ensuite c’est l’inconnu.

C’est qu’ils s’aiment fort ces deux-là !

La descente vers Falgoux au km 19 à travers un bois sombre et technique se passe sans encombre. Maintenant les choses sérieuses commencent. La montée vers le Puy Mary, qui culmine à 1783 m, en suivant les crêtes volcaniques commence à bien solliciter la machine. Dès le début de l’ascension la marche s’impose car la pente est à 14% sur plusieurs kilomètres. L’ascension du Puy Mary est vraiment raide. Le vent ne nous aide pas beaucoup. J’ai fait 33km. Je suis déjà à 4h de course et il me reste encore 20km de montagnes russes. J’enchaîne kilo après kilo, le col de Redondet, Roc des Ombres. Nous rejoignons le parcours du 32km pour terminer cette course. C’est bon je connais, j’ai quelques souvenirs. Arrive le Puy Violent qui symbolise la descente vers Salers avant une ultime montée. La descente est chaotique, je n’ai plus de jambes. Un ravitaillement et puis, surprise, modification du tracé. Un circuit plus technique s’offre à nous, plus vallonné et moins roulant avec de nombreux passages boueux à travers champs et forêts. Sans doute très joli mais surtout très éprouvant après 48 km. Puis, je perçois la musique’entends les bandas qui symbolisent le village de Saint Paul de Salers situé à environ 3 km de l’arrivée et siège du dernier ravitaillement.
Je repars du ravitaillement. Je sais depuis un moment que je finirai cette course ce qui était mon principal objectif. Un dernier champ avec un passage obligatoire dans la boue me laisse quelques petits cailloux dans les chaussures. À ce moment-là il me reste 2km et 200m de dénivelé et mes cailloux. Je marche, je cours, je m’arrête, je repars. Je retrouve Corinne qui m’encourage, un dernier effort et ça y est, c’est fait.
Je suis content mais trop fatigué pour apprécier après 07h16 d’effort. Je suis classé 116éme sur 625 finishers . Ce type d’effort demande une préparation bien spécifique, c’est une vraie découverte pour moi. Je ne sais pas si je referais ça un jour mais c’est une expérience inoubliable.
Didier finira en 08h57 avec une gastro depuis le matin de cette course.
Chapeau Didier (ou peut-être c’était le stress…….).

Didier à l’approche de l’arrivée

Résultats des Galopins sur La Buronnière (10km):
Corinne Guillaut se classe 36ème en 57’19”

Résultats des Galopins sur Le Trail de 53km :
Serge Guillaut se classe 117ème en 7h16’38”
Didier Bigot se classe 391ème en 8h57’20”
 

Le Beer Lover’s Marathon

Rémi en plein selfie houblonné

C’est après avoir couru le Marathon du Médoc en 2012 qu’un groupe d’amis belges revient de Gironde avec l’idée de reproduire une épreuve dans le même esprit dans leur ville de Liège. Le projet verra le jour en mai 2016 avec la naissance de ce Beer Lover’s Marathon que les amateurs de bière ne tarderont pas à mettre au rang des épreuves festives incontournables. Olivier se porta rapidement volontaire en tant que Galopin pionnier et en participant aux deux premières éditions. Cette année, c’est Rémi qui a pris le relais pour que la présence Galopins se perpétue.

C’est un marathon carnaval

La renommée de cette épreuve commence à faire son chemin est ce sont plus de 1200 marathoniens qui se présentaient au départ cette année. Rémi a partagé avec le groupe CLM cette ballade dans la ville de Liège et surtout les 15 ravitaillements qui offrent des bières belges de renom. Le passage de la Montagne de Bueren au 5ème km avec cet escalier monumental de 374 marches restera un grand souvenir.

Des CLM bien connus étaient également présents à Liège

Résultats des Galopins sur le Beer Lover’s Marathon de Liège :
Rémi Pallier se classe 387ème en 5h44’54”

 

Le Trail de Guerlédan

Ciel bleu sur la Bretagne pour ce trail

Si la commune costarmoricaine de Saint-Gelven était déjà connue depuis fort longtemps par les amoureux des vieilles pierres grâce à  la présence sur ses terres de l’abbaye cistercienne Notre-Dame de Bon Repos, les adeptes des courses natures ont appris à connaître ce haut lieu du trail depuis 1998. C’est au cœur de cet espace privilégié que se déroule le Trail de Guerlédan, qui fêtait ses vingt bougies cette année. Plusieurs épreuves au programme de ce week-end sportif avec des trails sur des distances de 13, 26 et 63km ainsi qu’une course féminine. Nathalie a porté son choix sur le trail de 13km qui emprunte les chemins autour de l’abbaye.

Nathalie tout sourire

Résultats des Galopins sur le Trail de 13km :
Nathalie Arrauzau Larrive se classe 220ème en 1h43’32”

La Cavale des Rapetou à Toulenne

Olivier dans l’ombre des Escargots plus nombreux que les Galopins

C’était cette année la 27ème édition de cette classique du Sud-Gironde avec un repositionnement au dimanche matin. C’est sous un beau soleil que ce sont déroulées les différentes épreuves avec tout d’abord les courses enfants où se sont illustrés Gabi et Célia. Gabi termine 2ème en catégorie Eveil Athlétique sur la distance de 0,8km et Célia remporte la course des benjamin sur 1,3km. Nicolas, pas encore remis de sa blessure, ne pouvait prendre part aux courses adultes mais il pouvait être fier de ses enfants.

Gabi et Célia avec leurs trophées

Après le départ des marcheurs, c’était au tour des coureurs des 5 et 10km de s’élancer. En attente du départ, je me positionne prudemment dans le premier tiers de ce petit peloton de 200 concurrents. Ca part très vite et difficile de savoir qui court le 5 ou le 10km. Vérification au 1er km, je suis à 15km/h et il me faut ralentir sous peine de connaître un deuxième tour bien pénible. Je connais parfaitement ce parcours puisque je suis un habitué de cette épreuve et je sais qu’il ne comporte pas de difficulté particulière. Bien que j’ai réduit un peu mon allure, je remonte des concurrents et j’aperçois même, pas très loin devant moi, David Théboeuf  des Escargots. Le soleil commence à bien chauffer et je ne manque pas le verre d’eau au ravitaillement. A la fin du 1er tour, j’aperçois Mireille qui m’encourage et  j’essaie de sourire pour la photo. Maintenant que les coureurs du 5km nous ont quitté, il n’y a plus grand monde sur le circuit. Je fatigue un peu et comme souvent ces derniers temps, je me dis que je devrais cesser de courir des épreuves de 10km dans lesquelles je ne prends pas beaucoup de plaisir. Mais je suis là et je m’accroche en me disant que ça ne va pas être long. Et en effet, me voilà déjà dans le petit bois qui précède la ligne d’arrivée. Un dernier effort et me voilà récompensé de la bouteille de Sauternes promise aux 30 premiers arrivés. Le classement me confirme une place de 1er dans la catégorie M3.

Olivier content de voir l’arrivée

L’après-course est finalement beaucoup plus agréable avec une ambiance bien sympathique. Les organisateurs sont particulièrement généreux avec les vainqueurs scratch et par catégorie ce qui nous entraîne dans une cérémonie des récompenses un peu longue. Mais l’attente vaut la peine puisque me voilà avec une coupe, 6 bouteilles et trois pots de confiture. Nous terminerons même avec un vin d’honneur au Sauternes. Finalement, je serai sans doute encore présent l’an prochain.

Podium des “anciens”

Résultats des Galopins sur la course de 10km :
Olivier Meslier se classe 27ème en 41’29” et 1er M3

Avec le Maire de Toulenne

Catégorie(s) : Non classé

1 réponse pour le moment ↓

  • 1 chatel // 30 mai 2018 à 6:52

    merci pour ces récits et un grand bravo aux courageux

Laisser un commentaire